ACTE TROISIÈME, QUATRIÈME TABLEAU
l'abri dans ma tour sans fenêtres... Maintenant c'est à toi de savoir, à toi de réfléchir...
(Mytyl, tout en larmes, pousse des aïs de U inarticulés et cherche à entraîner Tyltyl.)
le pain, claquant des dents.
Ne le faites pas, mon petit maître!... (Se jetant à genoux.) Ayez pitié de nous!... Je vous le demande à genoux... Vous voyez que la Nuit a raison...
LE CHAT
C'est votre vie à tous que vous sacrifiez...
TYLTYL
Je dois Touvrir...
mytyl, trépignant parmi des sanglots.
Je ne veux pas ! . . . Je ne veux pas ! . . .
TYLTYL
Que le Sucre et le Pain prennent Mytyl par la main et se sauvent avec elle... Je vais ouvrir...
LA NUIT
Sauve qui peut!... Venez vite!... Il est temps!...
(Elle fuit.)
le paix, fuyant éperdument.
Attendez au moins que nous soyons au bout de la salle!...
le chat, fuyant également, Attendez! attendez!...
(Ils se cachent derrière les colonnes à l'autre bout de la salle. Tyltyl reste seul avec le Chien, près de la porte monumentale.)
le cdien, haletant et hoquetant d'épouvante contenue.
Moi je reste, je reste... Je n'ai pas peur... Je reste!...
Je n démon petit dieu... Je reste!... Je reste...
tyltyl, caressant le Chien.
C'est bien, Tylô, c'est bien!... Embrasse-moi... Nous sommes deux... Maintenant gare à nous!... [Il met la clef dans la serrure. Un cri d'épouvante part de l'autre bout de la salle où se sont réfugiés les fuyards. A peine la clef a-t-elle touché la porte que les larges et hauts battants de celle-ci s'ouvrent par le milieu, (/lissent ïparaissent, à droite et à gauche, dans l'épaisseur des murs, découvrant tout à coup, in in fui, ineffable, le plus inattendu des jardins de rêv de lumière nocturne, où, parmi les étoiles et les planètes, illuminant, tout ce qu'ils touchent, volant sans cesse de
. de rayons de lune en rayon lune, de i >oluent perpétuellement
et harmonieusement jusqu'aux confins de l'horizon, innombrables au point qu'ils semblent être le souffle, Vatmosph substance menai du jardin mer-
veilleux. — Tyltyl, ébloui, 'éperdu, debout dans la lumière du jardin : Oh!... le ciel!;.. [Se tournant * qui ont fui.) Venez vite!... Ils sont là!... < eux! c'est eu> iux!... Nous les tenons enfin!...
Des milliers d'oiseaux bleus! Des millions!... milliards!... Il y en aura trop!... Viens, Mytyl !... N iens, Tylô!... Venez ions!... Aidez-moi!... [S' élançant parmi prend à pleines mains!... Ils ne sont pas farouches!... Ils n'ont pas peur de non- Par ici! par ici!... [Mytyl et les autres accourent. Fis ent tous dans le jardin éblouissant, hormis la Nuit et h' Chat. Vous voyez!... Ils sont trop!... Us viennent