SCÈNE IX
' ' LEWIS
Lo coupable s'appelle... vous êtes prêt à écrire,
monsieur?
sonuN
Je vous attends !
LEWIS
Léon Sorlin...
NICAISE
Bh bien, ils sont gentils dans cette famille -là ï
sorltn, se levant et sautant au cou de son fils Gredin!
LÉON, l'éloignant
Je le conseille de me faire des reproches.
JEAN
Vous comprenez maintenant, n'est-il pas vroi, que jene veuille pas de ce monsieur pour gendre?
CLARISSE, à Surlin
Un mot encore, monsieur. — A combien s'élève votre créance dans la faillite de mon mari?
SORLIN
Eh ! que vous importe? Vous ne paierez pas, je suppose ?
CLARISSE
j'attends votre réponse, monsieur.
snnu*
Qualre- vingt mille francs, — toiit ce que je possède, Clarisse s'assied nu bureau, prend une plume et (<crit.)
14 i L'OISEAU DE PROIE. v
JEAN
Que fait-elle. ?
CLARISSE, à Sorlin
Voici une lettre pour maître Dumont, le notaire de M. Pellegrin et le mien; il vous remettra, contre vos titres, soixante mille francs qu'il tient à ma disposition. La provenance de cet argent ne vous regarde pas. — Il vous remettra de plus une douzaine de mille francs qu'il a à moi, — mes économies ; — je m'engage à parfaire le reste de la somme. — Vous, Jean, vous, monsieur Lewis, voyez les autres créanciers, et...
Et nous ferons rapporter le jugement rendu hier..- Ce que vous avez fait là est bien, madame.
CLARISSE
Merci pour ce mot tombé de votre bouche, — puisse* t-il être le présage du pardon. (A Sorlin.) Maintenant, .vautour, déchire si tu peux, je t'ai arraché les serres.
RIDEAU