SCÈNE III
PELLEGRIN
Et?...
ANGÈLE
Il me les a serrées en me disant avec une voix qui partait du cœur : « Mademoiselle, vous me rendez bien heureux »
PELLEGRIN
Puis?
ANGÈLE
G'çst tout. — Je me suis sauvée.
PELLEGRIN, à lui-même
Cœur dévoué ! — Ma lettre lui apprenait mon désastre.
ANGÈLE
Eh bien, cher papa?
PELLEGRIN
£h bien, ma chère enfant, un mariage est une chose trop sérieuse pour être résolue sans de mûres réflexions. Je causerai avec Maxime, et dans quelques mois, — quand certaines affaires seront terminées, — si ce mariage fait ton bonheur, nous le conclurons.
ANGÈLE
Tu es bon, cher père, je t'embrasse et je m'en vais. — «Tirai faire le marché avec Louise (Maxime entre) et je monterai chez mère Madeleine, lui donner mes dentelles.
PELLEGRIN
Va!