SCÈNE
SORLIN
Mais on n'a jamais vu ça! la loi protège les gens qui ne paient pas?...
LEWIS
La loi, sévère pour le crime, est pitoyable pour l'infortune.
SORLIN
Il vous reste à m'expliquer, mo.nsieur le syndic, ce paiement de quatre mille francs, fait le jour même du dépôt du bilan.
LE SYNDIC
M. Thievelin doit venir chez moi ce matin et me fournir les éclaircissements de ce fait. — Dès que je serai édifié, je vous en aviserai par un mot.
SORLIN
Je vous en prie, car il y aurait là une illégalité que M. le juge-commissaire n'excuserait pas, je le pense. Je poursuivrais immédiatement M. Pellegrin comme banqueroutier.
LE SYNDIC
Je vous ai déclaré, monsieur, que je veillerais à tous les intérêts avec une égale sollicitude.
LEWIS
Monsieur Sorlin, vous pouvez vous vanter d'être un fier gueux !
SORLIN
Vous m'insultez, monsieur, chez moi!...
LEWIS
Oui, envoyez-moi vos témoins, si vous en trouvez.
(Lewis et le syndic sortent.)