SCÈNE VIII
Les Mêmes, LÉON, une valise à la main
NJCAISE
Ah! j'ai envie de l'étrangler, celui-là!
JEAN
Arrête !
LÉON, a part
Jean, madame Duclos... que signifie?
sorlin, a Léon
Ah! tu peux t'en aller, va... Je suis dans une jolie position.
JEAN
Et avant de partir, monsieur Léon n'a pas quelques adieux à faire?
SORLIN
Allons, que lui veut' il encore, à lui? .
Je veux lui raconter la fin de l'histoire dont je ne vous ai dit que le commencement tout à l'heure. — Tandis que l'ouvrier élevait l'enfant perdu parl'homme à qui il devait le jour, l'homme élevait tant bien que mal son héritier légitimo. — Il n'avait pas trouvé, parait-il, l'occasion de le jeter à la borne, celui-là — une fille était venue égayer le ménage de l'ouvrier ;
or il se trouva, je ne sais comment, je ne veux pas le savoir, que le fils légitime et avoué du misérable dont l'homme du peuple élevait l'enfant abandonné, rencontra cette fille ; l'ouvrière laborieuse plut au désœuvré » l'infâme la séduisit et l'enleva de la maison où se réparait le crime de son père.
LÉON
Monsieur, croyez...
JEAN
Je crois que, chassant de race, vous êtes un lâche et un misérable; je crois que vous appartenez à cette classe d'êtres hybrides, qui ne sont ni aristocrates, ni bourgeois, ni peuple; mais qui ont les vicesde toutes ces classes entés sur leur paresse et leur immoralité natives ; je crois que vous n'avez ni respect de la vertu, ni sentiment d'innocence; je pourrais vous écraser du poing comme un reptile, mais je ne veux voir en vous qu'un malheur tombé sur mon toit. Je pourrais me venger, vous tuer, — je vous méprise.
nicaise, à part Père Jean a, ses idées, mais j'ai les miennes.
LÉON
Monsieur...
Taisez -vous !
SORLIN
Mon Dieu, monsieur Jean, il y aurait peut-être un moyen de tout réparer. Si mon fils, qui n'a jamais su faire que des sottises, aime votre fille, qu'il fasse un petit sacrifice, qu'il renonce au procès dont il me me-