ACTE PREMIER
terai jamais pour une question de vil intérêt, celle qui fut la compagne de mes jours d'infortune.
Pierre.
Oh ! très bien ! Il a été cloué ton père.
Paul.
Naturellement. Surtout qu'il venait de me proposer une pension mensuelle, pour me permettre de travailler selon mes goûts.
Pierre.
Ah ! vraiment ?
Oui, mais il fallait que je revinsse à la maison.
VINCK.
Mais cela ne me semble pas désavantageux du tout.
Pierre.
Allons, Vinck, que dis-tu lài!
ViNCK.
Mais c'est très simple. Chez lui Paul pourrait travailler plus facilement, il n'aurait d'autre souci que celui de produire. Produire, c'est bien le but final, ce me semble?
Paul {impatietité).
Mais enfin, Rosette?
Pierre {indigné).
Abandonner celle qu'on aime pour un peu plus de bien-être. Attrister une àme qui a vibré avec la vôtre! Q.ue Dieu garde Paul de commettre une pareille bassesse! D'ailleurs, le milieu dans lequel il vit actuellement est plus favorable à l'éclosion des œuvres d'art, de son œuvre future.
Paul.
Et Rosette, elle m'a soigné quand j'étais malade. Puis le petit! Il y a mioche, mon petit gosse. Vinck ! Vinck ! homme insensible, me conseillerais-tu de les abandonner.
Vinck.
Mais non, Paul ! C'est Pierre qui s'emballe et me fait dire des choses auxquelles je ne songe