ACTE PREMIER
(// sort en refermant la porte violemment derrière lui.)
Paul {reste un moment indécis. Puis il se dirige vers le balcon avec un grand geste d'e7înui).
C'est désolant. Pierre n'en fait jamais d'autres. C'est qu'il avait les larmes aux yeux. Enfin il n'y a rien à faire. (// 7'eprend son travail.) Il n'y a pas à dire, mais cela fonctionnera à merveille.
{Pierre entre précipitamment, suivi de Vinck. Pierre est vêtu de telle sorte qiion ne puisse avoir aucun doute sur sa vocatioji poétique : cheveux longs aplatis sur les oreilles, petit chapeau en auréole, veste de velours, etc. Il porte en main un exemplaire de la dernière revue éclose, celle qui va tout renverser. Vinck a des habits plutôt râpés, son linge est douteux et ses cheveux sont grisonnants. Il a V aspect pauvre et triste.)
Pierre {courant vers Paul).
Ah! mon pauvre ami, pardonne-moi!
Paul.
Tu en as fait une bonne, tu peux t'en vanter. Bonjour Vinck, assieds-toi.
Pierre.
Ce n'est pas ma faute, j'ai été surpris.
Paul.
Je le sais bien. II m'a tout raconté et je ne peux t'en vouloir.
Nous l'avons vu entrer ici, n'est-ce pas Vinck? Nous avons guetté sa sortie. Il t'a fait une scène?
Paul.
Affreuse! Tu sais, la grande scène du père qui découvre une liaison « dangereuse » à son fils.
ViNCK.
Tu y as répondu par l'inévitable scène du jeune homme qui s'émancipe?
Paul.
Je lui ai répondu? Je lui ai répondu? D'abord il m'a dit qu'il n'ignorait point que j'eusse une maîtresse et qu'il fallait que je la quittasse aussitôt. Ce à quoi j'ai répliqué que je méprisais l'opinion des hommes, et que je ne quit-