ACTE PREMIER yS
C'est ridicule et odieux. Ah ! si je pouvais me soustraire à cette tyrannie.
Rosette.
Les parents sont donc tous barbares?
Paul.
Tu devrais faire comme moi, .Jack, t'affranchir! Filer avec ta boite de couleurs et ton chevalet.
Ou irais-je?
Paul.
Mais tu viendrais ici, nous avons de la place ; nous serions à deux pour lutter.
Jack.
M'installer ici ? Habiter avec vous autres?
Paul.
Qiie de fois ne m'as-tu pas dit, que pour pouvoir bien travailler il te faudrait un atelier comme celui-ci^
Jack.
En effet.
Paul.
Ton souhait serait accompli.
Jack.
C'est vrai.
Paul.
Nous travaillerions chacun de notre côté. Moi à mes livres, toi à tes dessins, a tes tableaux. Nous nous encouragerions mutuellement et ce que l'on gagnerait serait partagé! On s'arrangerait de façon à ce qu'il te restât quelque chose à épargner.
Jack.
Oui, c'est une solution! Ici, il y a moyen de faire des chefs-d'œuvre. Je pourrais brosser des toiles sans descendre, sans sortir! Des marines, ça se fait en une demi-heure, et ça se vend comme des parapluies, quand il pleut.
(Paul et Rosette rient aux éclats.)