‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 37 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

un peu aussi. Un peu, quand il fait beau.

{Paul entre, pointant des paquets et des bouteilles enveloppées de papier.)

Paul.

Venez à mon secours ! tout m'échappe des mains !

Rosette {le débarrassant).

Eh bien! Eh bien! Que fait-on? Tu es en nage.

Paul.

Débarrasse-moi d'abord. Je transpire ! C'est qu'il y a une cohue étonnante en ville ; les drapeaux flottent, les musiques jouent, le carillon sonne ! On dirait un jour de fête. Pensez donc ! Un navire battant pavillon belge quittant un port belge. C'est un événement extraordinaire.

Rosette.

Et Francis?

Paul.

Il me suit. Il a passé la soirée d'hier avec les parents. Il fait bien triste chez eux, par exemple! Notre mère ne fait que pleurer. Quant au vieux, il a peur de faiblir sans doute,

car il a décide que les adieux se feraient à la maison. Ainsi, Francis passera quelques instants ici avant de s'embarquer.

Rosette.

Et les amis, les amis, sont-ils avertis? Je gage que non. On allait faire ceci! on allait faire cela! Le moment est arrivé et rien n'est décidé encore ! C'est toujours la même chose !

Paul.

Bien! Mais qui s'attendait à ce que le départ eût été avancé de huit jours ! D'ailleurs, tout est arrangé. J'ai expédié un mot urgent à Pierre. Il sera ici d'un moment à l'autre.

Et Vinck ?

Paul.

J'espère qu'il aura bien l'esprit de venir sans qu'on l'avertisse. C'est à deux pas.

Jack.

Si j'allais le chercher?

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