‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 38 sur 89 · acte deuxième · texte numérisé non relu

acte deuxième

Paul.

Mais oui, c'est une idée, Jack.

Rosette.

Oui, vas -y, et ramène-nous en même temps Mme Wilders. Plus on est de fous, plus on rit. Tu la prieras de bien vouloir venir prendre un verre de vin avec nous, à la santé du partant.

Jack {se sauvant en couratit).

Oui ! oui !

Paul.

Voici quatre bouteilles de Champagne et des biscuits.

Rosette.

Tu as fait des frais ^..

Paul.

Non, ce sont les parents qui m'ont donné tout ça. Ils savent que Francis passera par ici, et que nous lui ferons une petite réception.

L'OISEAU MÉCANIQ.UE

Rosette.

Alors, ton père ne le désapprouve pas de venir chez nous?

Paul.

Mais non! Tu comprends qu'il ne peut m'en vouloir d'égayer un peu le départ de Francis. Sans nous, ce serait bien triste, ce départ. Car eux, ils n'ont pas de courage, je t'assure, pas de courage! Tiens, Rosette, débouche une bouteille et donne-moi un verre de ce vin.

Rosette.

Pas maintenant. Ainsi, ta mère pleure?

Paul.

Elle ne se résigne pas. Tu sais, elle m'a pris à part tantôt en me disant : « Paul, Paul! je n'aurai plus que toi à présent, reviens, reviens chez nous! »

Rosette.

Elle t'a demandé ça... et qu'as-tu répondu?

Paul.

Que pouvais-je répondre? J'ai répondu que c'était impossible.

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