‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 42 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VOUS retiendrez une image, celle de VIcare glissant lentement sur les flots.

Rosette.

Les verres sont pleins : buvons!

Paul.

A ta santé Francis! Bon voyage et bon retour.

Mme WiLDERS.

Je prierai pour vous. Monsieur Francis.

Francis.

Merci, madame, merci bien...

VlxNCK.

Elle a raison, gosse; espérons qu'il se montrera bon bougre pour toi.

Francis.

De qui parles-tu?

ViNCK.

.le ne sais pas..., de la l'orce qui décide et qui seule est à craindre.

q6 L'OISEAU MÉCANIQ.rE

Francis.

Eh ! que faut-il craindre? Le navire est neuf, il vient d'être construit, il vient de naître, il est fort, bien organisé pour la lutte et prêt à soutenir tous les assauts de la tempête et toutes les attaques des éléments. Prêt enfin à combattre toutes les violences et toutes les ruses du destin. Qiie faut-il craindre? Tout est prévu, la hauteur des mâts et l'épaisseur de la coque sont calculées ; les bouées et les canots sont en place ; un homme éprouvé trace la route, des matelots braves et expérimentés font la manœuvre...

Paul.

Oui, oui, tout est bien.

Francis.

Est-ce le nom à' Icare qui vous fait songer à la chute à l'heure que je vais prendre mon essor? Au moment où je m'attache les ailes qui m'élèveront jusqu'à mon idéal?

Paul.

Oui, pourquoi ce nom? C'est un nom étrangement choisi?

C'est un beau nom, qui se répète comme

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