‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 43 sur 89 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

un défi, L'Icare! V Icare l Icare est tombé au bon moment, après avoir touché le soleil.

ViNCK.

Après avoir accompli ce qu'il avait à faire; son heure était venue, en effet {regardant dehors). Déjà les promenoirs sont envahis par une foule compacte.

Francis.

J'ai quelques instants encore. .Te regrette que je n'aie pas vu Pierre avant de partir. C'est un bon ami aussi.

Paul.

C'est étonnant qu'il ne vienne pas. Mais ce n'est plus l'ami assidu d'autrefois.

ViNCK.

Les amis ne restent jamais assidus.

Francis.

Ne nous attristons point. Ainsi tous au balcon et à l'année prochaine. Oh! je vous trouverai changés j'espère. V'ous aussi, vous aurez tous accompli votre voyage. Toi, .lack,

gS L'OISEAU MÉCANIQUE

tu seras arrivé dans le port où arrivent les peintres de talent; et toi, mon cher Paul, tu régneras dans une île où les livres se vendent mieux que du pain.

Paul.

Ce sera loin d'ici par exemple !

Francis.

Toi Rosette, ton mioche sera auprès de toi et je t'appellerai ma sœur.

Rosette.

Oh! cher petit Francis, tais-toi! Tu vas me faire pleurer. Mon pauvre mioche. Oui! mon cœur saigne bien souvent en secret ! Quie le ciel accomplisse tes vœux ! Tu nous enverras des cartes postales, dis?

ViNCK.

Et moi, Francis, où serai-je?

Francis.

Toi, tu...

ViNCK.

Je vais te le dire, moi, je serai où vont les navires échoués, les épaves .

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