‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 48 sur 89 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

le navire avec leur yacht. Impossible de refuser; des gens si riches !

Jack.

Je préfère la compagnie des gens intelligents.

Pierre.

C'est bientôt dit, mais j'ai toute une situation à faire. D'ailleurs, je n'ai pu m'embarquer, les quais étaient bondés de monde et l'embarcadère inabordable.

Paul.

C'est bien fait! Mais, enfin, console-toi. Tu salueras Francis du haut du balcon ; il te reconnaîtra.

Pierre.

Le crois-tu? C'est égal, je suis désolé.

{Le canon tonne.)

Rosette {du balcon).

Vite! vite! c'est le signal, le voilà qui démarre.

{On entend la musique, les acclavialions, etc.)

ROSETTI

La longue vue! La longue vue !

lo8 L'OISEAU MÉCANIQ.UE

Jack.

Laisse-la en paix, elle va nous gêner.

Paul.

Les mouchoirs ! les mouchoirs!

{Ils sont tous au balcoji et agitent leurs mouchoirs. On voit apparaitj-e les mâts de /'Icare, qui se place d'abord au milieu du fleuve, pour disparaître lentement ensuite.)

ViNCK.

Il prend le large.

Pierre.

Quel superbe bâtiment.

ViNCK.

Oui, sans ornements, rien que l'utilité stricte et cela fait un tout d'une beauté sûre et absolue.

Rosette.

Comment peut-il se tenir en équilibre ? Les mâts sont d'une hauteur effrayante.

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