‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 52 sur 89 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ViNCK.

Il m'a accosté au parc, il y a quelques jours.

Jack.

Et qu'a-t-il dit, le vieux ladre ^

ViNCK.

Il a commencé par me demander des nouvelles de ta santé. Il avait l'air bien triste, Jack. Puis il a répété plusieurs fois : pourquoi ne vient-il plus me voir? Travaille-t-il, au moins? Je ne sais plus rien de lui, et je ne lui ai jamais rien fait.

Jack.

A-t-il parlé sur ce ton-là I

VlNCK.

Oui, et ses yeux étaient humides. Tu sais un conseil de vieux camarade : c'est ton père, il ne faut pas l'oublier tout à fait. Je crois qu'il t'aime beaucoup.

Jack.

Oh! je suis bien malheureux!

Il8 L'OISEAU MÉCANIQUE

ViNCK.

Mais pourquoi? Tu n'es donc pas content ici non plus ?

Jack.

Ici! ici! Où pourrais-je être satisfait? Nulle part l'on me comprend !

ViNCK.

Ah!

Jack.

Personne n'est en état de me comprendre !. .

ViNCK.

As-tu déjà essayé de te rendre compréhensible?

Jack.

A quoi bon ! à quoi bon ! on n'admire que les stupidités des autres.

ViNCK.

Et les eaux-fortes, les essais, ça va-t-il?

Jack.

Nous avons renoncé à ce projet-là, nous en

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