‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 51 sur 89 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

Le même décor, par un soir d'hiver. Le vent siffle, la pluie et la neige fouettent les vitres; la lampe allumée éclaire l'intérieur à peine. Jack est seul. Il est assis tout près du poêle, la tête entre les maijts et semble dormir. On frappe, comme il ne bouge pas, Vinck entre doucement,

ViNCK.

Eh! Jack, est-ce toi? Eh! là! mais je crois qu'il àort. {Le secouant.) }3iCk\ Jack! dors-tu?

Jack.

Moi, dormir? Ah ! non ! je travaillais, je veux dire... que je réfléchissais.

ViNCK.

Réflexions profondes! Il fait un temps abominable, dehors, où sont-ils?

Jack.

Rosette est sortie pour faire quelques emplettes. Elle rentrera bientôt, Quiant à Paul, il a ses occupations.

Il6 L'OISEAU MÉCANIQUE

ViNCK.

Je suis venu pour dire que je ne viendrai pas ce soir.

Jack.

Comment, tu ne réveillonnes pas avec nous? Il y aura du vin chaud. Pourquoi ne viendrais-tu pas?

ViNCK.

Je suis malade, je ne me sens bien que couché.

Jack.

Malade?

ViNCK.

Oui, un vieil homme quoi! J'ai un mal de tête affreux, des névralgies à devenir enragé. Ce serait une torture.

Jack.

C'est bien ennuyant, ces choses-là.

ViNCK.

Dis. à propos, j"ai vu ton père.

Jack.

Mon père, comment...?

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