ACTE TROISIÈME iSy
Rosette.
Eh bien ! quoi? Vous êtes seule, n'est-ce pas ? Il doit faire triste en bas. Ici le feu brûle ; allons, asseyez- vous.
Paul {se lej'ant pour sorti}').
Je vais frapper chez le père Nandou. Je lui demanderai s'il veut boire et se chauffer avec nous.
Jack.
Oui, c'est une bonne idée. Il doit grelotter dans sa mansarde, le pauvre homme.
(Paul sort.)
Rosette.
Je crois qu'il ne fait jamais de feu. Etes-vous déjà entrée chez lui, Madame Wilders?
M"ie Wilders.
Chez le vieux savant'^ Non jamais. Il ne fait qu'entr'ouvrir la porte, quand je viens pour le loyer. Il fait très noir dans son taudis. Je n'y ai jamais vu qu'un grabat et quelques chaises dépaillées, par les fentes de la porte.
l38 l'oiseau mécaniq.ue
Rosette.
A-t-il de l'argent?
Mme WiLDERS.
Il sort 'tous les jours pendant une heure ou deux. Je crois qu'il se rend à quelques maisons charitables, où on lui donne de légers secours et des restes de table...
Rosette.
Un si grand inventeur.
Mme WiLDERS.
Quelques-uns du voisinage soutiennent qu'il a un trésor caché dans son matelas.
Rosette.
Le vin est chaud, dressons la tabJe.
{Aidée de M""^ Wilders, elle étend une nappe, place des ve?'res, des assiettes avec des gâteaux, etc. Paul renti'e.)
Paul.
Il ne veut ni ouvrir, ni se déranger; son marteau résonne et son petit moteur marche.