‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 64 sur 89 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

épouvantable. [Un grand coup de vent secoue la porte du balcon.) Cette porte pourrait s'ouvrir, je vais la caler.

Mme WiLDERS.

Oh! il y a des choses que nul ne sait expliquer.

Jack.

Mais rien n'est surnaturel, Madame Wilders, rien.

Mme Wilders.

Il ne faut pas dire cela. Il y en a qui disent : je ne crois en rien, je ne crois en rien et un jour il leur arrive quelque malheur.

Qiie peut-il arrivera

Le sait-on? Ils aperçoivent quelque chose qui les prive de raison. Mon père a connu la fille ensorcelée de Berchem.

Jack.

Quel est ce conte?

Mme WiLDERS.

C'était une petite blanchisseuse qui rentrait chez elle un soir d'hiver. En ce temps c'était encore la campagne par là. Elle devait passer derrière l'église et longer le mur bas du cimetière...

Jack.

Je connais cet endroit, il est sinistre.

Mme WiLDERS.

Elle rencontra une petite vieille, qui lui dit : « Bonsoir ma tille, bonsoir ma fille, où vas-tu si tard? » Et qui lui toucha l'épaule do; la main gauche. La jeune fille sentit de suite qu'elle était ensorcelée. Elle rentra chez elle, se mit au lit et mourut de terreur six mois après. Cette histoire est arrivée, tous les gens d'âge la connaissent. Si elle avait frappé la vieille sur la tète elle aurait été sauvée.

Jack.

Cela s'explique scientifiquement, les docteurs vous diront...

Oh ! c'est la maie main, les docteurs n'y

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