‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 67 sur 89 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

Paul (d'une voix affolée).

Allez voir ! Allez voir! C'est lui peut-être.

Rosette.

Lui, tu es fou ? Ce peut être Pierre ou le père Nandou; j'y vais. {Elle se lève et crie :) Qui est là? {Comme on ne répond pas, elle s'arrête, indécise.) Voilà que j'ai peur à présent, Madame Wilders, c'est votre faute.

Mme Wilders.

Ne criez pas d'entrer. Il ne faut jamais le crier.

Jack.

C'est ridicule ! Voyons, Rosette, avance, je t'accompagne.

{On frappe de nouveau trois coups bien indiqués.)

Paul {se levant les mains au front et se tournant vers le balcoti).

Mais, ouvrez donc! Ouvrez donc! Oh! je deviens fou! Ouvrez donc!

{Jack s'élance vers la porte et l'ouvre brusquement; en même temps, la double porte du

fond s'ouvre également poussée par le vent qui s'engoicjfre dans la pièce eji éteignant la lampe; le drapeau du balcon se casse en un bruit sec et est enlevé dajis les ai)'S.)

Jack.

Rien, rien, il n'y a personne!

Paul {courant au balcon).

Francis ! Petit Francis ! Je le vois, c'est lui ! Il me dit adieu! Ici! Par ici! Francis, mon petit Francis!

Rosette.

Paul, Paul! Retenez-le, retenez-le! Mon Dieu! qu'arrive-t-il?

Jack {courant vers Paul et le prenant à bras le corps).

Paul! Paul! Calme-toi! Il n'y a rien! Que vois-tu?

Paul {d'ime voix déchira7ite).

Lui, lui! Ses cheveux mouillés lui collent aux tempes, ses yeux sont grands ouverts et remplis de larmes. Il me dit adieu, Francis !

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