ACTE TROISIÈME
silencieux. Or, j'ai su ensuite que c'est à cette heure-là qu'on a vu ses feux s'éteindre. Oui à cette heure-là, je vous jure sur mon repos éternel que je vous parle d'une chose vraiment arrivée.
Paul.
On a vu ses feux s'éteindre?
Mme WiLDERS.
Oui, car le bateau a coulé soudain comme quelqu'un qui se noie. Cela s'est passé là-bas au-dessus du Doel, en face de la terre submergée.
Jack.
Mais... n'était-ce pas le vent?
M'Tie WiLDERS.
Non, non, c'était lui.
ROSETTE
Buvons du vin, il y en a encore. Nous sommes stupides de raconter des histoires pareilles.
Paul.
Oui, à boire. Rosette, à boire, j'ai froid.
Rosette.
Q.u'as-tu, tu es tout pâle?
Paul.
Je ne sais pas! Active le feu. Il y a quelque chose de trop ici ; il me semble que quelqu'un nous écoute et nous observe. Puis ce vent, ce vent, qui ne cesse de sangloter et de rire. Donne-nous à boire, Rosette.
Mme WILDERS.
J'ai eu tort de vous raconter cela. Mais votre incrédulité en est la cause. Il ne faut jamais dire : Cela n'est pas. Nous sommes des pauvres choses et nous ne savons rien.
Jack.
Elle n'est pas vaincue encore, notre incrédulité.
Paul.
Tais-toi, tais-toi! On vient!
{Tous le regardeiit étonnés. Un silence, puis on Jrappe distinctemefit trois coups à la porte.)