ACTE QUATRIEME lyS
t'ont poussé dans le monde. Te voilà en route vers la fortune, c'est quelque chose.
Tu ne vas pas me traiter d'arriviste?
Paul.
Non. Ce serait injuste. Tu as bien dirigé ta barque, voilà tout. Peut-être sans le faire exprès. En tous cas, si tu ne parviens pas à atteindre la terre promise, tu éviteras au moins recueil sur lequel tant d'entre nous font naufrage.
Pierre.
De quoi parles-tu. Quel écueil ?
Paul.
Celui de la bohème, avec toutes ses misères et ses tares stériles.
Pierre.
Que sait-on de ce qui nous attend plus tard? Tout n'est point fini encore, ni pour toi ni pour moi, du moins je l'espère, et nous sommes loin d'être arrivés encore. (Il regarde l'heure à sa montre.) Il faut que je parte.
176 l'oiseau mécan1q.ue
Paul.
Ainsi on ne te verra plus d'ici six mois !
Pierre.
Oh! Je resterai bien plus longtemps peutêtre! Je ne sais pas. En tout cas je vais être très occupé maintenant. Même quand je serai de retour.
Paul.
Je comprends. Tu veux dire que ce sera difficile pour toi de reprendre le chemin de mon quatrième étage?
Je n'ai pas voulu dire ça.
Paul.
Non, non, ne nous querellons pas. {Lui serrant la main.) Bon voyage et bonne chance.
Pierre.
Merci. Rosette, Jack, au revoir! Vinck, au revoir !
ViNCK.
Je sors avec toi.