ACTE Q.U \TRIEME
Rosette {cowant à elle).
Eh bien! Madame Wilders. et mon petit?
Mon enfant? Ce n'est rien, n'est-ce pas?
Mm<^ Wilders (i^i^ave).
Il faut y aller. Il faut y aller tout de suite. Cela ne va pas bien du tout.
Rosette.
Pas bien! que dites-vous?
Mme Wilders.
Il est fort malade d'un refroidissement mal soigné.
Rosette.
Oh ! mon cœur se brise, ma raison se perd ! Oh! oh! Paul, entends-tu?
Paul (sèchement) .
Oui, j'entends! J'entends très bien!
Mme Wilders.
Le docteur espère le sauver, mais il faudrait des soins dévoués et intellii^ents. Vous savez qu'avec les campagnards cela ne va pas.
l8o L'OISEAU MÉCANIQUE
Rosette (beaucoup trop t?'agique).
Oh! qu'ai-je fait au ciel pour souffrir de la sorte! Paul! Paul! que faire? Mon Dieu! que faire?
Paul (d'iate voix dure).
Y aller tout de suite et ne pas emplir la chambre de gémissements inutiles. Habille-toi et va-t'en. Qu'attends-tu? Va-t'en !
Mme WiLDERS {prenant Rosette par le bras).
Venez, venez. Je vous accompagnerai encore jusque-là. Venez...
(Les deux femmes sortent. Paul reprend son attitude d'un air sombre.)
Jack.
Tu sais, tu n'es pas tendre. Tu deviens irritable à l'excès; c'est inquiétant.
Paul.
J'ai mes raisons !
Jack.
Tes raisons? Je suppose que ce n'est pas par la faute de Rosette que l'enfant soit malade? Tiens, veux-tu que je te dise quelque chose?