‹ L'olivier en AlgérieChapitre 5 sur 12 · JA · texte numérisé non relu

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gènes, il donne de très gros fruits bons pour les conserves, mais le

rendement est faible.

Olivier de St-Denis-du- -Sig. — Arbre moyen, fruit assez gros,

‘abondant, demande l'irrigation. Rendement considérable en huile.

pouvant atteindre 18 et 20 litres pour 100 kilos d'olives.

Cet Olivier très répandu dans l’Oranie provient des anciennes plantations de Misserghin, il se multiple facilement par bouture et se prête très bien à la constitution des Olivettes irriguées. Le fruit est assez gros pour pouvoir être utilisé pour conserves. L’huile est fine et très estimée. | “+

Olive rouge de Rio-Salado. — Olive ronde, rouge cerise, en terre sèche. .

Corni cabra. — Olive longue courbe. Pendoulier de Provence. Olite de Mascara. — Olive régulière ovoïde produit beaucoup.

Oliviers de la région de Tlemcen (d'après M. Soipteur)

Olive moyenne de Saf-Saf assez fertile, non irriguée. Olive petite de Saf-Saf, non irriguée, moins répandue que la

précédente, renommée pour l’huile.

Olive petite de Bréa, très fertile, les fruits sont souvent en grappes ou bouquets, assez répandue, terre non irriguée, huile très fine.

Olive moyenne de Bréa, fertile. - Grosse olive de Bréa, arbre petit, à rameaux pendants, tardif,

“olive très bonne pour conserve, médiocre pour l’huile.

Olives de Fe région de Constantine

Olive de Gastu, fruit moyen, très fertile.

Olives du Hamma de Constantine :

a Grosse olive ronde pour conserve; :

RE 32 + e

b Grosse olive ovoïde, très belle pour conserve, rappelle lolive Besbassi de Tunis.

Cette olive de Constantine est la plus grosse olive de conserve que j'ai vue en Algérie, la chaire est fine et savoureuse, le noyau moyen. Ces oliviers sont cultivés dans des jardins arrosés,

En dehors des Oliviers que l’on peut considérer comme indigènes on trouve dans les plantations quelques Oliviers introduits, tels que le Pigale, le Pendoulier, le Rouget. |

La difficulté de bien caractériser les variétés d'Olivier ne doit pas conduire à nier leür existence, ces races locales ont bien leur importance et un travail complet qui mettra en lumière avec les caractères morphologiques les qualités propres à chaque forme sera une œuvre des plus utiles pour la colonisation algérienne.

Culture de l’Olivier

La culture de l'Olivier en Algérie est faite avec beaucoup de soin sur quelques points du territoire de colonisation ; mais très négligée dans la plus grande étendue du domaine de l'Olivier.

Les anciennes Olivettes présentent de nombreux vides que personne ne songe à combler et sur bien des points aucune plantation, aucun greffage n’a été effectué depuis des siècles.

Les indigènes qui détiennent la plus grande partie des Oliviers se bornent à récolter et laissent l'Olivier sans soins. La récolte se fait à la gaule, l’arbre n’est pas soumis à la taille, ne reçoit aucune fumure et n’est même pas cultivé au pied.

Sur d’autres points l’Olivier est mieux traité et est l’objet d’une

véritable culture. Le sol est labouré et les sillons tracés horizonta- .

lement permettent à l’eau des pluies d’imbiber le sol.

L'eau de pluie est même amenée par des sillons dans une cuvette au pied de l’arbre ; mais on ne voit pas comme en Tunisie de merka ou surface de réception des eaux de pluie destinées à ètre conduites dans les bas-fonds plantés en Oliviers.

L'Olivier occupe les sols les plus différents et prospère dans

les gneiss des terrains primitifs de la Kabylie, dans les grès et dans les terres marneuses et les schistes ou sur des calcaires tra vertineux.

Les rendements varient beaucoup suivant la nature du sol, le maximum est obtenu dans les terres très calcaires et les climats secs et chauds.

Olivier sur:une pente ravinée et maintenue par un mur en picrres sèches (Kabylie).

La multiplication de l’Olivier est facile, cependant cet arbre est assez rare dans les pépinières et le prix en est resté élevé.

Les semis d’Oliviers sont rarement pratiqués, les races ne se conservent pas par ce moyen, mais les semis ne donnent pes toujours des Oliviers inutilisables. |

Les olives traitées par macération dans l’eau par les indigènes de certaines régions donnent des noyaux qui germent très bien ét peuvent être utilisés pour constituer des pépinières, mais le plus souvent on trouve facilement de jeunes Oliviers de semis que l’on peut transplanter en pépinières pour les greffer l’année suivante.

Le semis en place de noyaux lessivés ou macérés dont la germination est.cerlaine, donnerait peut-être de bons résultats dans les lerrains rocheux où les racines doivent descendre profondément.

Olivette d'Adjeras dans les marnes du Crétacé inférieur à Seddouk

Les sujets ainsi obtenus seraient plus résistants à la sécheresse et

aptes à être greffés dès la troisième année.

Les graines devront être de préférence demandées à des Zeboud} vigoureux.

Le bouturage de l'Olivier est le procédé le plus employé. On bouture généralement des branches vigoureuses, coupées .en .fragments de 30 centimètres et plantés droits dans un sol. bien. Hi paré et bien arrosé l'été. | PAR RS 7 ei

Si le bois qui a fourni les boutures était très sain et: très vigou-

ds

reux l’enracinement se fait très bien, si les boutures sont prises sur des arbres souffreteux, la reprise est très difficile. -

Si ces boutures sont placées dans un sol bien défoncé et fumé, après 3 ans elles forment un arbre bon à mettre en place et qui vaut 2 à 2 fr. 50, prix exagéré qui est dù à la rareté des sujets.

En Amérique on a adopté pour multiplier l'Olivier, le système des petites boutures de 8 centimètres faites avec des bois d’un an bien aoùûté, les boutures doivent être placées dans du sable pur et sous verre. Ce procédé a le grand avantage de permettre la multiplication rapide et en grand des bonnes variétés ; l’enracinement obtenu, on place en pépinière les jeunes plants et à 3 ans l'arbre est bon à planter.

Ce procédé ne réussit pas avec loutes les variétés, il réclame une certaine habileté et un matériel spécial il n’est, dans l’état actuel, praticable que chez les horticulleurs. Le mais de janvier est le moment le plus favorable pour le bouturage. ‘Les Espagnols emploient encore un système de bouturage qui est décrit par Iba-el-Aouan dans son livre de l'Agriculture :

« On multiplie l’Olivier au moyen de grosses branches qu'on « divise à la scie en divers endroits sans couper entièrement, on «. pousse seulement le trait de scie jusqu’au tiers de la grosseur. » « On dispose dans le sol pour recevoir les branches des fosses dans lesquelles on les pose en long ; on les couvre de terre sur une épaisseur de 25 centimètres en formant un espèce de bassin « à l’entour et l’on arrose. FE

« La végétation s’établit aux bords des traits de scie et quand les « jeunes pousses ont atteint la hauteur d'une coudée on replante « celles qui se montrent vigoureuses. »

(Ibn-el-Aouan, chap. VII).

Les grosses branches ainsi couchées sous terres peuvent donner d’abondants rejets que l’on détache avec un empalement ‘qui assure la reprise. Malgré ces avantages le procédé espagnol est peu employé ; on préfère les boutures ordinaires plantées droites ou inclinées.

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