‹ L'olivier en AlgérieChapitre 4 sur 12 · A ARR À R · texte numérisé non relu

A ARR À R

Depuis nous n’avons pas fait grand progrès. Les auteurs espagnols nous ont fait connaître leurs Oliviers, les italiens en ont décrit aussi, la France n’est pas resté en retard, tout récemment une nomenclature des Oliviers tunisiens a été établie, enfin je m'efforce depuis quelques années de déterminer et de décrire nos races algériennes, mais ce travail est assez long.

La détermination pour être rigoureuses nécessitent des comparaisons, il faut donc constituer une collection vivante, c’est ce qui a été tenté à la Station botanique de Rouïiba.

Les variétés d’Oliviers cultivées en Algérie sont assez nombreuses, chaque région a ses formes particulières et il est impossible d’assimiler ces Oliviers aux races connues dans Îles autres centres de culture de cet arbre.

Les noms indigènes n’ont pas une grande fixité et des variétés très différentes ont une même dénomination, il y a cependant lieu d’adopter la nomenclature indigène qui seule permettra de retrouver facilement les variétés indiquées.

Le tempéranfent de chaque race d'Olivier doit être bien connu quand on veut faire des plantations. Certains Oliviers ne donnent

pas de récoltes s'ils ne sont pas arrosés, d’autres aiment les alluvions des vallées et ne donnent rien dans les marnes.

Le Chemlal qui est si beau dans le fond de la vallée de l’Oued Sahel jaunit .et dépérit quand il est placé sur les versants du Crétacé à Seddouk où il est avantageusement remplacé par l’Adjeraz qui est peu fertile dans la plaine.

Dans les plantations 1l est donc très important dé ne pas accueillir trop facilement les Oliviers dont on ne connait pas bien les aptitudes à supporter les particularités du sol ou du climat.

Les Oliviers sont souvent, dans un but pratique. divisés’ en deux

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Olivier Chermlal. — Azib ben Ali Cherif (vallée de lPOued-Sahel).

sectious, les olives à gros fruits pour conserve, les olives à huile. Jusqu'à ce jour la culture des olives pour conserve a été très limitée. On prélève sur les grosses olives ce que la consommation locale exige. d I y aurait cependant Fe intérêt à cultiver, dans de bonnes

or

conditions, les grasses olives qui existent déjà chez nous, mais à

Adjeraz

l’état de rareté, il faudrait aussi introduire d’Espagne, de Grèce el

d’Asie Mineure les belles olives à confire.

. Les olives à huile sont nombreuses et bien que l'étude n’en soit | pas achevée on peut trouver déjà les éléments suffisants pour les plantations à faire.

Petite Adjeraz d’Ali-Cherif

L’énumération suivante n’est que le résultat d’une première investigation et ne doit être considérée que comme un catalogue provisoire, les races qui jouent un rôle important sont seulesdécrites. |

Adjeraz de Seddouk. — Arbre moyen, plutôt petit, à feuil-

lage dense à branches étalées horizontales, rameaux plus ou moins pendants d’un vert foncé avec des reflets blancs très accusés. Feuilles moyennes très vertes en dessus, très blanches en dessous.

Olive moyenne, cylindro-conique, pointue, noyau assez gros,

Bouchok

terminée par une pointe aigüe longue. Les plus grosses olives pèsent plus de 8 grammes, les moyennes 4 à 5.

L’Adjeraz convient pour les conserves et pour Flhuile. Cueillies vertes, elles ont la chair blanche et la peau fine ; sous cette forme, elle pourrait être préparée en assez grande quantité dans la région de Bougie.

A maturité, l'Adjeraz est d’un beau noire et charnue, séchée ou

mise en saumure, elle donne encoré de très bonnes eonserves. L'huile d’Adjeraz est très grasse et moins propre à l'exportation que celle de Chemlal.

L’Adjeraz présente un assez grand nombre de formes : les plus intéressantes que j'ai notées sont :

Adjeraz des Beni-bou-Melek. — Arbre moins dense, feuilles moins blanches en dessous, belle variété pour les plantations.

Grosse Adjeraz d'Ali-Cherif. — Gros fruit pes@t plus de huit grammes. +

Petite Adjeraz d'Ali-Cherif. — Arbre beaucoup plus grand que le type, feuillage moins sombre, fruit très abondant, olive ne pesant que 3 gr. 5 en moyenne. Variété intéressante à suivre.

Bouchok. — Arbre élevé, feuilles grandes, larges. Fruit assez long, tcrminé par une pointe très marquée déjetée. Très bonne race pour conserve ; est plus précoce que l’Adjeraz. la chair est fine, il en existe un beau sujet à Bou-Khalfa, près Tizi-Ouzou.

Chemlal de Kabylie. — Arbre de grande dimension, atteignant un âge très avancé, à feuillage vert clair souvent vert jaune, formant un couvert assez cluir ; feuilles grandes allongées. Fruit abondant le long des rameaux de forme ovoiïde pointu, un peu déprimé d’un côté, blanc puis rouge et noir, pulpe charnue peu colorée. Cette olive ne pèse guère plus de 2 grammes à 2 gr. 5.

Assez répandu en Kabylie dans les alluvions, présente de nombreuses variations. |

Le Chemlal est un Olivier très estimé en Kabylie, son huile est très fine et convient très bien pour l’exportation. On peut rapprocher les différents Chemlal du Caillet et Blanquet de France en Tunisie. Le Chemlal de Sfax est justement estimé.

On peut distinguer dans le Chemlal les formes suivantes :

Chemlal précoce de Tazmalt. — Très belle variété, très fertile.

Uhemlal'de Kabylie (Oued-Aïssi).

Cheimlal blanche d'Ali Cherif. — Olive moyenne de 2 grammes, donne une huile presque incolore.

Limli de Sçddouk

Azib d'Ali Cherif, près Akbou.

Le, 27

Grosse Aberkan du Beni Aïdel . Chemlal de Sfax.

Chemlal de Djerba.

Chemlal de Tebourba.

Limli de Seddouk. — Arbre arrondi, bas, pouvant atteindre de grandes dimensions, feuillage vert foncé, dense, feuilles moyennes, fruit par groupe à la base des rameaux. Olive ovoide, régulière, noire, bleue à maturité, à Jus coloré, pesant un peu plus de 2 grammes, avec un noyau petit ne pesant que 19 pour 0/0 de la pulpe.

Le Limli qui se rencontre surtout à une altitude de 400 m. sur la rive droite de la Soummam est un très bel arbre résistant bien à la sécheresse et donnant une belle olive — qui rend à Seddouk 13 litres d'huile pour 100 k. d'olives.

Grosse Aberkan des Beni-Aïdel. — Arbre moyen, feuillage vert foncé, fruit régulièrement ovoïde. Olive assez grosse pesant en moyenne # grammes, le poids du noyau est de 190/0 du poids total.

L'huile est excellente mais le rendement faible. Cette olive convient surtout pour faire des conserves d'olives noires, elle est très peu amère. J'ai vu ji Kabyles la manger sans aucune préparation.

Les Beni-Aïdel, près Seddouk.

Petite Aberkan de. Sediouk. — Assez semblable à la grosse Aberkan, mais fruit toujours plus petit, ne pesant que 2 gr. 5, bonne variété, peu: Pie assez fertile, donne une huile très fine.

Seddouk.

Aaleth, Oualette les Beni-bou-Melek. — Arbre de grande dimension, élevé, feuilles moyennes, olives petites, arrondies, groupées à la base des rameaux.

Cet Olivier est encore assez abondant dans la région de Gouraya, chez les Beni-bou-Melek il paraît avoir été cultivé du temps des Romains, car on trouve encore de vieux sujets alignés et francs de pieds.

L’Aaleth est un des Oliviers qui conviennent pour les plantations en terre sèche, son huile est très fine.

Bou-Hamar ou Asgouart de la région de Gouraya. Azoubaï, fruit allongé, Beni-bou-Melek. | Boudiss, se rapproche du Zeboudj, cst cependant récollé, cons- ; titue un excellent porte-greffe. |

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Petite Aberkan de Scddouk.

Ardou, Beni-bou-Melek.

M'Chiada, Beni-bou-Melek.

Ziza, Beni-bou-Melek.

Goum, Beni-bou-Melek.

Aberkan, région de Gouraya.

Aberkan de Tizi-Ouzou. — Belle olive observée sur la rive droite du Sebaou, au-dessus de l’huilerie Aillaud.

Aaleth Beni-Bou-Melek

ne

Asgouart des Beni-Bou-Melek

Azoubaï des Beni-Bou-Melck.

Aberkan de Tizi-Ouzou.

A rhoni, petite noire.

A abeche, Tizi-Ouzau,

A zibli, Tizi-Quzou, forme à demi sauvage, peu estimée. Akenna, Akbou. |

Tefah. — Arbre peu élevé, à rameau pendant, feuilles de la

Tefah.

base du rameau large. Olive en forme de pomme du poids de 7 grammes.

Le Tefah est cultivé par arbre isolé dans les jardins des indi-

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