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très vigoureux, ou bien au contraire fortement endommagés, réduits à des vieilles souches donnant des rejets.
Les beaux oliviers ont depuis longtemps attiré l'attention et depuis 50 ans les colons en greffent un certain nombre.
Quand les arbres sont sains et bien constitués on greffe en cou ronne sur les grosses branches.
Olivier greflé et ébourgconné
. Pendant l’hiver, l'arbre est élagué ; toutes les branches jugées inutiles sont supprimées.
Cette greffe a de nombreux Avantages : le plus important est de mettre les jeunes pousses à l’abri de la dent du bétail, on lui reproche par contre de nécessiter des frais considérables pour éliminer les repousses qui tendent à se montrer de toute part.
Depuis longtemps, on a opéré plus radicalement en coupant les Oliviers ras de terre, les greffes sont ensuite placées sur la souche. À Tazmalt, on greffe en couronne ; on maintient les greffons au moyen d’une lanière de cuivre fixée par des clous. Après la pose des greffons, on recouvre la souche de terre fine puis on accumule
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autour des grosses pierres qui servent à fixer des fagots épineux,
Olivier greffé ras de terre à Tazmalt
de jujubier sauvage. Ces greffes doivent être surveillées pour ente-
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Olivier greffé en écusson puis transplanté (6 ans de plantation) propriété Dufour à Ighzer Amokran.
ver les gourmands ; trois ans après, la récolte commence sur des sujets vigoureux auxquels il est facile de donner, par la taille, une bonne forme. | |
En Tunisie, on a même fait des greffes sur les racines en vue de régénérer de vieux Oliviers décrépis. |
En Algérie et en Tunisie, les indigènes pratiquent la greffe en écusson, pour cela les oléastres sont coupés ras de terre, et au printemps suivant, les trois ou quatre plus belles pousses sont greffées. en écusson. Les Kabyles détachent les écussons en contournant le bourgeon avec‘la pointe du greffon, l'écorce est coupée perpendiculairement à la surface et conserve sur les bords toute son épaisseur ; ils enlèvent ensuite l'écorce avec l’œil adhérent
sâns se soucier du bois, il est rare que l'œil se vide. L'écusson est placé dans une incision en T et assez bas, les rameaux sont rabattus à mesure que le bourgeon se développe trois ou quatre ans après le greffage, les jennes Oliviers commencent à donner.
Chez M. Dufour, à Ighzer Amokran,
les Oléastres à greffer sont d’abord net-
toyés, préparés et même sevrés par
lamputation des racines autour du pied.
Ces sujet greffés en. écusson, sur place,
. sont l’année suivante transplantés dans
RER RES les Olivettes en création et planté. A la
greffe en écusson déjà facile.on peut substituer avec avantage une
greffe de côté d’un petit rameau enlevé avec un écusson et inséré
dans une fente en T faite comme pour la pose d’un écusson ordi-
naire ; ce greffon est effeuillé puis ligaturé comme il est de règle ;
au bout de deux ou trois semaines l’union est faite et le sujet peut être écimé.
Cette greff, doit être pratiquée pendant tout le printemps.
Le rameau greffon inoculé sous l’écorce peut simplement être taillé en biseau très allongé et plat. On introduit le biseau dans l'incision du sujet.et on ligature.
La greffe en fente de l’Olivier est aussi employée sur des sujets
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jeunes. Il existe, en Algérie, des peuplements importants de phyllaria, genre voisin de l'Olivier, la greffe peut être faite avec succès sur ce sujet, mais on ne sait pas quelle est la valeur des Oliviers ainsi obtenus, il est nécessaire de suivre cet essai.
Plantations. — Les anciennes plantations d’Oliviers sont très irrégulières ; tantôt les arbres sont les uns sur les autres, formant une véritable forêt ne recevant le jour que par le sommet des arbres, tantôt des vides importants se sont manifestés et les arbres
sont isolés. Il est très facile de constater, dans la vallée de la Soum-
mam notamment, que ces forêts denses d’Oliviers sont d’un médiocre rapport, qu’au contraire dans les mêmes terrains les arbres isolés sont remarquablement fertiles. Dans. les sites non irrigables, 20 Oliviers à l’hectare paraissent suffisants ; en terrain irrigué, on plante souvent 100 arbres ; mais on obtient les meilleurs résultats si les arbres sont à 10 mètres dans des lignes distantes de 15 mètres. ; |
Pour beaucoup de raisons, il est utile que le terrain soit tenu très propre sous les Oliviers, les arbres qui restent entouré de broussailles, comme cela arrive quelquefois, sont peu fertiles et sujets aux attaques de nombreux parasites, surtout du ver ou Dacus.
La perméabilité du sol sous les Oliviers est nécessaire pour faciliter l’aération et aussi l’imbibition. Dans la Kabylie de Bougie, les indigènes labourent les Oliviers en traçant autant que possible des sillons horizontaux qui retiennent les eaux de pluies. A Tlemcen et sur bien d’autres points, l’arbre est entouré d’une cuvette qui reçoit les eaux de pluies qui s’écouleraient dans les bas fonds. Ces cuvettes sont parfois disposées en V et peuvent, si elles sont bien entretenres, jouer un rôle considérable, car l’Olivier végète dans des régions à pluie peu abondantes et cependant il ne craint pas les bonnes irrigations. Le terrain doit toujours être préparé pour retenir toute l’eau tombée et pour la conduire aux racines.
Ea Tunisie dans les pays mamelonés où il ne tombe pas plus de 350vv de pluie par an, les oliviers sont plantés dans les fonds et : les pentes des mamelons sont disposés pour recevoir l’eau qui est
conduite par de petits canaux au pied des arbres. Cette surface de réception se nomme une Meska, il est bien reconnu que les Olivettes qui sont pourvues d'une Meska donnent des rendements plus abondants et surtout plus réguliers. Cette disposition a une très grande importance et devrait être imitée en Algérie sur bien des points où la culture de l'Olivier amènerait l’aisance si non la richesse.
Les Oliviers devront être le plus souvent plantés a d'assez grandes distances. On a de tout temps fait quelques cultures dans les Olivettes, les céréales y prospèrent mais au détriment des Oliviers. En Tunisie les ensemencements qui avaient envahi les Olivettes sont interdits et deux labours sont obligatoires.
Dans les régions qui reçoivent, en hiver, suffisamment d’eau, la culture de la fève et de quelques autres légumineuses ne peut qu'être conseillée.
Bien que l’Olivier s’accommode de terres pauvres en pays see, il vient encore mieux dans les terres riches avec irrigation.
C’est dans l’Oranie que l’on trouve les plus anciennes plantations : d'Oliviers à l'irrigation, à St-Denis-du Sig, Relizane, elles sont en pleine prospérité et s'étendent autant que la HAHDREUOE des Oliviers le permet.
Les plantations sont faites de préférence « en terre légère à raison de 100 arbres par hectare.
On donne en temps ordinaire au moins cinq irrigations, l’eau est amenée dans de larges cuvettes au pied des arbres.
Quand les hivers sont pluvieux on donne deux irrigations en hiver et quatre en été. Chaque irrigation est suivie d’un binage.
Certaines légumineuses comme les Vigna, Soja, Mucuna, pour- raient avec avantage être cultivées entre les lignes pendant l’été et donneraient un fourrage abondant en même temps qu’une fumure.
Fumure. — Un kilogramme d'olives contient plus de 7 grammes de potasse, près de 3 grammes d'azote et 1 gramme d'acide phosphorique. D’un autre côté on sait que la potasse domine dans
les bonnes terres à Olivier, à Sfax d’après M. Bertainchand. Les terres des Olivettes contiennent 3 et 4 0/0 de potasse.
La polasse est donc l’élément principal que l’on doit s’efforcer de restituer à l’Olivier. Les Margines ou Morges qui sont généralement sans emploi, contiennent la plus grande partie de la potasse que l’'Olivier a enlevé au sol, il est donc indiqué, quand cela est possible, de ramener ces liquides de déchet dans les Olivettes avec les irrigations. On pourrait aussi les évaporer. Il ne faut pas perdre de vue que ce sont les sols calcaires qui produisent les fruits riches en huile et que l'huile des régions calcaires est de meilleure qualité.
L'usage des engrais verts peut rendre de grands services pour la fumure des Oliviers.
La fumure potassique et phosphorique sera appliquée à la légumineuse choisie et la récolte enfouie en totalité ou en partie dans le sol. |
Taille. — La taille des Oliviers n’est faite méthodiquement que dans quelques cultures dirigées par des colons, elle consiste à évider les arbres en gobelets. Chez les indigènes souvent on ne pratique aucune taille, surtout dans les tribus qui récoltent au moyen du gaulage.
Au contraire dans les pays où les olives sont rammassées à la main, les femmes chargées de ce soin abattent tous les ans à coup de hachette un certain nombre de branches, elles cherchent surtout à donner à l'arbre une forme rendant la récolte plus facile.
En Tunisie il existe des tailleurs qui pendant longtemps ont reçu comme rémunération le bois qu’ils abattaient, aussi trouve-t-on souvent dans ce pays des arbres qui sont réduits par la taille à un véritable fétard. Des tailleurs brevetés ont été formés depuis loccupation ct doivent seuls tailler les Oliviers.
Animaux nuisibles et maladies
. Un grand nombre d’insectes nuisent à l’Olivier et constituent un obstacle très sérieux à l’extension de sa culture.
La Mouche ou Dacus est le plus redouté de tous les parasites de l’Olivier ; dans certaines localités le Dacus se multiplie dans de telles proportions que la récolte des olives est complètement détruite. La Mouche des olives présente au moins trois générations qui donnent un nombre croissant d'individus. Quand les premières olives atteintes sont ramassées on limite le mal, c'est ce qui se passe dans une grande partie de - la Kabylie, les Oliviers sont très surveillés et dès
que les premières olives tombent elles sont
ramassées par des femmes et des enfants, parfois ce sont des moutons qui se chargent de les utiliser. Ce n’est que par une récolte hâtive des fruits attaqués et par les binages fréquents du sol qu'il sera possible de combatire efficacement ce parasite très abondant, surtout dans les régions où beaucoup d’Oliviers sont laissés sans soins et où la récolte trop véreuse n’est pas ramassée. La présence du ver dans les olives diminue beaucoup la quantité et la qualité de lhuile, il est à noter que certaines variétés sont préférées par le Dacus. Les Cochenilles que l’on rencontre sur l’Olivier sont nombreuses.
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Le Lecanium ou grosse Cochenille détermine la Fumagine en couvrant les feuilles d’un enduit sucré qui entretien le Champignon noir. Ce parasite est assez fréquent, mais ce n’est que rarement qu’il se multiplie assez pour devenir très nuisible.
Le Psylle de l’'Olivier est beaucoup plus fréquent. il forme dans les grappes de fleurs une masse cotonneuse qui le fait parfois nommer par erreur puceron lanigère. Quand le Psylle est abondant, au moment de la floraison, il cause des dégâts très sérieux car, installé dans les inflorescences, il détermine l’avortement du fruit.