‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 1 sur 82 · LA CHIMERE · texte numérisé non relu

LA CHIMERE

Pour Gustave Moreau.

La Chimère indomptable aux yeux profonds et bleus» Abîmes rayonnants dans un visage d'homme, Des lointaines Memphis aux Babels qu'on renomme, Droite, appuie au Zénith ses quatre pieds en feux.

Son poitrail qui se cabre et ses jarrets nerveux Emportent par le gouffre, où Tair siffle et s'enflamme, Lascif et douloureux, un souple corps de femme Nue, et flottant dans l'ombre entre ses lourds cheveux.

Les crins d'orde la bête et la toison d'aurore De la femme en extase, embrasant l'air sonore. Font une aube de gloire au fond du ciel obscur.

Le vertige les tord et, dardant sa prunelle.

Les bras autour du cou du monstre aux yeux d'azur,

S'enfonce dans la nuit la Rêveuse élernellc.

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L'OVBRE ABDEXTE

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