‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 2 sur 82 · LE JEUNE HOMME ET LA MORT · texte numérisé non relu

LE JEUNE HOMME ET LA MORT

Le long des marbres noirs et des sombres portiques, Bordant du pâle Hadès Jes quais silencieux, L'éphèbe éblouissant et Tespoir dans les yeux Descend d'un pas léger les trois degrés mystiques.

Fort de la calme foi des calmes temps antiques, Il sait que cbez les morts, séjours mystérieux, Le héros chaste et nu trouve sous d'autres cieux Les palmes de la stade et les disques rustiques.

Aussi la mort pour lui fut douce et passagère; Et tandis qu'il descend, comme une ombre légère La déesse fatale au front pur et voilé

Voltige en l'effleurant du souffle de sa robe. Et, blanche, lui sourit sous son voile enroulé, Dont un pli virginal et tremblant la dérobe.

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