‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 10 sur 82 · D'APRÈS UN JACQUEMIN · texte numérisé non relu

D'APRÈS UN JACQUEMIN

Cétait un grand bois calme aux troncs baignés d*azur. Une tète d'angoisse aux yeux d'illuminée Flamblants et bleus, pensive et de pleurs ravinée, ! S'y dressait, fleur de songe, au fond du clair-obscur.

!^^ Tête de sainte errante ou de suppliciée...

I Une énorme couronne au bois piquant et dur,

I La couronne du Christ étreignait ce front pur

Et doux, striait de sang la face extasiée.

Et tandis que les yeux allumés de ferveur Défaillaient et brûlaient, à la fois fous et vides,

Entre ses pauvres mains de bleurs chardons rigides

S'écrasaient sur sa robe & la place du cœur.

Oh ! ces yeux «suppliants, enivrés et livides.

De femme au front saignant d'épines, 6 Douleur )

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