‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 11 sur 82 · AVEU · texte numérisé non relu

AVEU

grands ciels d'outre-mer dont je suis idolâtre, Horizons du Vinci, lacs ombragés de pins, Pics ardus et neigeux des tableaux florentins, Dont un beau Christ éphèbique et pensif est le pâtre.

mornes Piétas aux mains de vieil albAtre, Dont le navrant sourire et le regard lointain, Lointain comme un amour au fond d'dn réye éteint, Souffrent dans Tombre en pleurs d*une grotte bleuâtre!

Mon cœur avide et froid de blasé maladif .

Veut, épuisé de doute et de lutte fiévreuse, Reposer près de vous entre le pin et l'if

Et, dans la sombre ardeur d'un siècle primitif, ('omme on vient s'enivrer d'odeurs de tubéreuse, Veut boire a votre Foi mystique et douloureuse.

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RELENT D'AMOUU

Beauté tragique el vénéneuse, Genèvre, ù pûle empoisonneuse Dont les refus lents et savants

M*ont appris Tamère ironie Des vains désirs à Tagonie De Tamour même survivants.

Je bais et maudis ta mémoire, Coupe d'or où ne veut plus boire Mon cœur las, altéré d*oubli.

Déjà lointaine comme un songe, Tu n'étais plus qu'un vain mensonge Dans mon sépulcre enseveli...

JS l'ombre ardente

Quand voilà qu'une bagatelle.

Le frêle éventail de dentelle

Dans mes mains tombé par hasard,

M'emplit de ton odeur aimée, Relent de ta chair embaumée.

Parfum de benjoin et de fard...

Et soudain tiré de l'abtme, Pareil h l'antique victime Engraissée aux caveaux sacrés,

Comme une béte qu'on égorge.

Je reviens en tendant la gorge, Pleurer sur tes pieds adorés.

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