LA COUPE
Le vin est bu, la coupe est vide.
Mon âme de mensonge avide A noyé scrupule et remords. .
La coupe était-elle de cuivre, D'onyx ou d'or fin?... Je suis ivre El tous mes vains regrets sont morts;
Emplissez la coupe a pleins bords.
Ton idole est cruelle et tue.
— Qu'importe, j'aime sa statue, Et 60D front incrusté d'émail.
— Tu hais Notre-Dame et les saintes Et tu souris aux vitres peintes.
— J'aime les saintes de vitrail.
S6 l'ombue ardekte
Le vin est bu, la coupe est vide, Mon àme de meusonge avide A Doyé scrupule et remords.
La coupe était-elle de cuivre,
D*onyx ou d'or fin? Je suis ivre
Et tous mes vains regrets sont morts ;
Emplissez la coupe à pleins bords.
Laisse en paix fleurir ma chimère!
Si mon bonheur, œuvre éphémère, Ke doit, hélas î durer qu'un jour.
Laisse-moi rêver, misérable.
Que mon vain amour est durable, Puisque je vis de mon amour !
Le vin est bu, la coupe est vide, Mon àme de mensonge avide, A noyé scrupule et remords.
La coupe était-elle de cuivre,
D'onyx ou d'or fin ? Je suis ivre
Et tous mes vains regrets sont morts.
Emplissez la coupe k pleins bords.