‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 13 sur 82 · LA COUPE · texte numérisé non relu

LA COUPE

Le vin est bu, la coupe est vide.

Mon âme de mensonge avide A noyé scrupule et remords. .

La coupe était-elle de cuivre, D'onyx ou d'or fin?... Je suis ivre El tous mes vains regrets sont morts;

Emplissez la coupe a pleins bords.

Ton idole est cruelle et tue.

— Qu'importe, j'aime sa statue, Et 60D front incrusté d'émail.

— Tu hais Notre-Dame et les saintes Et tu souris aux vitres peintes.

— J'aime les saintes de vitrail.

S6 l'ombue ardekte

Le vin est bu, la coupe est vide, Mon àme de meusonge avide A Doyé scrupule et remords.

La coupe était-elle de cuivre,

D*onyx ou d'or fin? Je suis ivre

Et tous mes vains regrets sont morts ;

Emplissez la coupe à pleins bords.

Laisse en paix fleurir ma chimère!

Si mon bonheur, œuvre éphémère, Ke doit, hélas î durer qu'un jour.

Laisse-moi rêver, misérable.

Que mon vain amour est durable, Puisque je vis de mon amour !

Le vin est bu, la coupe est vide, Mon àme de mensonge avide, A noyé scrupule et remords.

La coupe était-elle de cuivre,

D'onyx ou d'or fin ? Je suis ivre

Et tous mes vains regrets sont morts.

Emplissez la coupe k pleins bords.

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