SOURCE D'ANGOISSE ÉTERNELLE
source d'angoisse élcrnelle, Brune implacable et solennelle Dont la froide placidité
Triomphe, resplendit et tue, Gomme un pied d'aveugle statue Appuyé dans l'éternité,
J'adore et maudis ta beauté.
Ta beauté cruelle est ma gloire, Lys lumineux de l'ombre noire, Où j'attendais enseveli ;
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Tu m'as fait vivre dans un songe Et ta bouche habile au mensonge M'a verse le calme et i'oubli.
source d*angoisse éternelle, Brune implacable et solennelle Dont la froide placidité
Triomphe, resplendit et tue, Comme un pied d'aveugle statue Appuyé dans Téternité,
J'adore et maudis ta beauté.
Les refus de ta bouche amère M'ont appris Terreur éphémère, De l'amour et des faux serments,
Et guéri des maux de la vie, J'ai trempé ma lèvre assouvie Au vin des désenchantements.
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L*OMBRE ABDENTE
source d*aDgoisse éternelle.
Brune implacable et solennelle, Dont la froide placidité
Triomphe, resplendit et tue, Comme un pied d'aveugle statue Appuyé dans Téternilé,
J'adore et bénis ta beauté.
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FRÉDÉGOND-E
Pour Leconte de Lis le.
Haineuse et droite au seuil de la chambre de noces, Où Ton vient d'étrangler la fille du roi Goth, La ser\'e Frédégonde apparaît le front haut.
Les dogues du palais lèchent ses doigts féroces.
A l'horizon, des croix, des mîtres et des crosses Se dressent : des prélats précédés d'un héraut S'avancent et la Serve au nom de Brunehaut  tressailli du froid des voluptés atroces.
Au fond du ciel complice et rougeàtre, où suinte, A l'aurore mêlé, le sang de Galeswinthe, La servante entrevoit, cœur ivre d'attentat,
Des meurtres triomphants et nouveaux. Prétextât, 3Iérovée, Audovère et la reine Burgonde Livrée, aïeule et vieille, au fils de Frédégonde.
L*OMBR£ ARDENTE *â
HERODIAS
Pour Gustave Flaubert.
Reine des temps maudits, lys damné d'Israël, Juive aux instincts de louve, ensorceleuse d'hommes^ Fleur de luxure ëclose au cœur des vieilles Rom3s, J'adore ton front bas et lâchement cruel.
La révolte du crime et la haine du ciel Vivent dans tes yeux clairs et ta bouche qui saigne Et, debout dans la pourpre errante qui te baigne, Tu souris au trépas des mornes Ezéchiel,
Ta royale infamie est ton nimbe; et Tartiste, Dans ta haine englobant le prophète âpre et triste Oui blasphème ta gloire, ô femme d'Antipas,
Évoquera toujours la froide Hérodias Faisant en lourds rubis sur le plat d'améthyste Luire, poindre et perler le sang de Jean-Baptiste. .
L OMBRK ARDENTE
KIMDllY
Au-dessus du trépied, où le philtre magique Bout, écume et sanglote a la voix de Klingsor, Tournoyante en spirale et le front cerclé d'or, Fleur du gouiTre, apparaît une femme tragique.
Les pieds errants dans Tombre, elle flotte, elle dort, Un bleu linceul étreint sa beauté léthargique Et des siècles croules le regret nostalgique Nage dans son œil morne et son sourire mort.
De la femme d'Ilérode apparence charnelle.
Maudite par Jésus et vouée a jamais
Au Mal, vengeur hideux, qui la tient dans ses rets.
Elle est le Repentir de la Faute éternelle,
La damnée aspirant aux fratcheurs de la paix
Et rivée aux désirs d'une chair criminelle.
L*OMBBB ARDEKTE 25