‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 17 sur 82 · LA TOMBE JOYEUSE · texte numérisé non relu

LA TOMBE JOYEUSE

Préparez la tomhe joyeuse, Car sous l'érable et sous lyeuse, Dans mon amour je veux dormir.

Pareil au sloughi de l'émir.

Sous un vol errant de colombes Agonisant au champ des tombes.

Mon maître est mort, je veux mourir !

Mon maître était l'amour sublime, Que dans ses yeux, troublant abîme, Je bois depuis mes dix-huit ansl

Dix-huit ans ! Depuis lasphodèle

A fleuri neuf fois et, fidèle,

Mon cœur a fleuri neuf printemps.

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l'ombhk ardente 37.

Préparez la tombe joyeuse, Car sous I*érable et sous Tyeuse, Dans mon amour je veux dormir.

Pareil au sloughi de rémir, Sous un vol errant de colombes Agonisant au champ des tombes,

Mon maître est mort, je veux mourir.

La désespérance et le doute,

Le doute amer ont goutte à goutte

Vidé ce cœur d'enfant-aïeul.

La fleur une fois desséchée, De sa bième tige arrachée J'ai tissé galment un linceul.

Préparez la tombe joyeuse, Car, sous l'érable et sous l'yeuse, Dans mon amour je veux dormir.

Pareil au sloughi de Témir, Sous un vol errant de colombes Agonisant au champ des tombes,

Mon maître est mort, je vais mourir.

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DEA SILENS

• Sois charmanle et Uis-toi. «

BLâCDtLAinE.

C'est une Dame étrange et sombre en bronze vert,

Dans sa lividité comme décomposée,

El gardant sur le socle, où sa tête est posée,

L'effroi d'un grand œil blême, aveugle et large ouvert.

Parmi les bouquets blancs, en cor lourds de rosée. Elle vit, noire idole, et sous le double éclair Des prunelles d'argent et des lèvres d'or clair, -Semble une reine morte en public exposée.

Aussi, malade épris du mutisme outrageant 'De ce bronze, amoureux de sa morne insolence, -Je l'ai coiffé de ^aze et de toile d'argent..

:Et, déifiant mon rêve éclosd'un vœu méchant,

• J'adore avec bonheur la Dame du Silence

iDans ce spectre attifé, d'un vieux buste émergeant.

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l'ombbe ardente

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