‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 28 sur 82 · L'ETANG MORT · texte numérisé non relu

L'ETANG MORT

Comme un lointain étang baigné de clair de lune, Le passé m^apparatt dans Tombre de Toubli.

Mon âme, entre les joncs, cadavre enseveli, S*y corrompt lentement dans Teau jaunâtre et brune.

Les croyances d'antan s'effeuillent une à une, Tandis qu'à Thorizon suavement pâli, Un vague appel de cor, un murmure affaibli Fait vibrer le silence endormi sur la dune.

blême vision, étang crépusculaire,

Songe en paix. Pleure en vain, olifant légendaire,

nostalgique écho des étés révolus!

Un trou saignant au front, les Espérances fées De longs glaïeuls flétris et de lys morts coiffées. Au son charmeur du cor ne s'éveilleront plus.

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