DIANE
Pour Théodore de Banville
La lune est claire au ciel, et, de neige pâlie, La cbaloe à ThorizoD des monts de Tbessalie Brille dans l'air muet : la chasse est loin encor.
Sous sa veste brodée errant de rocbe en roche,
Le pâtre grec, épris des souvenirs d*Atbor,
En vain cherche h surprendre un vague appel de cor.
Les dieux, qu*il a trahis, évitent son approche.
Diane a déserté les bois de C^théron Et sur sa trace ont fui les nymphes et l'émeute Des trompes et des cerfs é ventres par la meute... Elle a cédé l'Hellade au nain vert d'Obéron ;
Et les monts de Judée et le torrent Cédron Voient, les vendredis saints, hurlante, échevelée. Passer la meute en feu de la grande exilée.
l'ombre bleue G7