‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 30 sur 82 · DIANE · texte numérisé non relu

DIANE

Pour Théodore de Banville

La lune est claire au ciel, et, de neige pâlie, La cbaloe à ThorizoD des monts de Tbessalie Brille dans l'air muet : la chasse est loin encor.

Sous sa veste brodée errant de rocbe en roche,

Le pâtre grec, épris des souvenirs d*Atbor,

En vain cherche h surprendre un vague appel de cor.

Les dieux, qu*il a trahis, évitent son approche.

Diane a déserté les bois de C^théron Et sur sa trace ont fui les nymphes et l'émeute Des trompes et des cerfs é ventres par la meute... Elle a cédé l'Hellade au nain vert d'Obéron ;

Et les monts de Judée et le torrent Cédron Voient, les vendredis saints, hurlante, échevelée. Passer la meute en feu de la grande exilée.

l'ombre bleue G7

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