‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 47 sur 82 · PRINTEMPS CLASSIQUE · texte numérisé non relu

PRINTEMPS CLASSIQUE

Debout contre un cippe, au pied d'un portique Dont un lierre étreint l'épais marbre roux, Ses doigts caressant sa flûte à sept trous, Un beau pâtre nu siffle un air antique.

Il siffle; et les dieux, le ciel et TAltique, Et la mer Egée aux flots lents et doux, Et la terre Hellas, dont il est Tépoux»

Vivent dans son rêve et son cbant rustique.

Il cbante ; et Ih-bas sur les promontoires, Dans leurs temples d*or assis dans leurs gloires, Les dieux t*ont souri, Grec au front pensif,

Et font sur la roche, où ta main les cueille Pour ta chèvre grasse et ton bouc lascif Fleurir le cylhise et le chèvrefeuille.

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