‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 6 sur 82 · SPORUS · texte numérisé non relu

SPORUS

Pour Gustave Flaubert,

Ave, Cœsar, Avel Le cistre et les crotales * Font rage, et dans le cirque, où des gladiateurs R&lent, roule, inclinant les faisceaux des licteurs, L'àpre applaudissement du peuple et des vestales.

Au-dessus de la fête et des clameurs brutales, De gradins en gradins des chrétiens imposteurs Brûlent, enduits de poix et frottés de senteurs, Pendus, flambeaux vivants, aux croix sacerdotales.

Saignante et défaillante au milieu des extases De la foule, et le front étoile de topazes, . Sporus impératrice, éphèbe émasculé,

Agonise et, baignant sa bouche avec délices

Dans ses larmes, Néron sourit au mutilé.

La fange a de ces fleurs et Rome a de ces vices.

l'ombre ardente D

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