ELAINE
L'allée est droite, obscure et pleine de pervenches. Dans le corsage étroit d'une robe à longs plis Et, les deux bras chargés des lys qu'elle a cueillis, La svelte et pure Elaine apparaît dans les branches.
Un essaim de ramiers rôde autour de ses hanches. Blanc essor attiré par la blancheur des lys.
Au loin, sur un ciel rose et vert aux tons p&lis, Le manoir d'Astolat et ses tourelles blanches.
Elaine aux yeux d'aurore, au rire humide et frais A sa place marquée au jardin des cyprès ; Elaine avec les lys sera morte à l'automne.
Elaine est destinée aux éternels regrets ; Et, présageant l'ennui d'une fin monotone, PÀle et froide à ses pieds fleurit une anémone.
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L OMBBE ARDENTE