BATHYLE
Au fond d'un bouge obscur, où boivent des marins, Bathyle, le b^au Thrace aux bras sveltes et pâles, Danse au bruit de la flûte et des gais tambourins. Ses pieds fins et nen-eux font claquer sur les dalles
Leurs talons teints de pourpre, où sonnent des crotales, Et, tandis qu'il effeuille en fuyant brins h brins Des roses, comme un lys entr'ouvrant ses pétales. Sa tunique s'écarte aux rondeurs de ses reins.
Sa tunique s'écarte et la blancheur sereine De son ventre apparaît sous sa toison d'ébène. Batbyle alors s'arrête et» d'un œil inhumain
Fixant les matelots rouges de convoitise, II partagé à chacun son bouquet de cythise Et tend à leurs baisers la paume de sa main,
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ATHYS
Athys, rêveur et las sous sa tunique peinte D'astres d'or^ erre auprès des larges nénuphars. Il a fui son temple, et ses pas aux hasards Vont froissant aux roseaux sa robe d'hvacinthe.
Ses cheveux noirs et gras sont nattés avec art. Des serpents familiers de leur humide étreinte Caressent ses bras nus lavés de térébinthé £t son torse olivâtre est bruni par le fard.
Debout devant la source, il ouvre sa tunique, S*embrasse du regard et d'un geste cynique Insultant, plein d*horreur, a sa virilité :
« Que n'ai-je tes blancheurs de neige et de troènes, « femme, et tes seins ronds, comme deux coupes « Au lieu de cette infâme et plate nudité! » [pleines,
WM
l'ombre d'or