‹ L'ombre dans le miroir: poèmesChapitre 13 sur 73 · LA COUPE DE JEUNESSE · texte numérisé non relu

LA COUPE DE JEUNESSE

Accueille-moi, Jeunesse, accueille mon offrande !

Que ta coupe ou s’enlace une frele guirlande Joignant l’acanthe aux fleurs flexibles du jasmin, S’anime en ce moment et fremisse en ma main.

Que d’un vin genereux, ce soir, elle deborde,

Et que des mots ravis d’etre misericorde,

Tendresse et neuf espoir, surgissent de ses bords . . .

Je me crois revenu du royaume des morts.

0 coupe, c’est par toi que j’aurai pu comprendre Que du passe ne reste en moi qu’un peu de cendre ! Et si l’illusion m’abandonna tout seul Comme un pauvre sans pain et sans feu sur mon seuil, Sans m’avoir devoile le vrai sens de moi-meme ;

Et si, creusant mon coeur, ce tenebreux probleme,

II demeura semblable a l’ombre qu’on poursuit,

Par ta vertu je sors des reves de la nuit,

Et delivre du poids si lourd de la vieillesse,

En toi je ressuscite, 6 vibrante Jeunesse !

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