LA PRESENCE
Combien je te savoure, 6 si douce presence
Des etres dont l’approche est un baume aux ennuis,
Et combien, s’il fallait prolonger leur absence,
Mes jours seraient sans joie et sans repos mes nuits.
Pourtant, 6 solitude indispensable au reve,
Dans ton calme sejour mon esprit s’exila,
Car c’est par toi que l’ceuvre incomplete s’acheve : L’inspiration fuit lorsque tu n’es plus la.
Mais la strophe achevee ou la page remplie, J’eprouve a demeurer ton hote comme un poids ; Tes yeux m’inclinent trop a la melancolie,
Et je prefere alors entendre d’autres voix.
J’aspire de revoir les etres que j ’adore Dont la presence est comme une fleur aux parfums Enivrants que, pensifs, nous respirons encore, Meme si ses derniers petales sont defunts.