‹ L'ombre dans le miroir: poèmesChapitre 24 sur 73 · LA PRESENCE · texte numérisé non relu

LA PRESENCE

Combien je te savoure, 6 si douce presence

Des etres dont l’approche est un baume aux ennuis,

Et combien, s’il fallait prolonger leur absence,

Mes jours seraient sans joie et sans repos mes nuits.

Pourtant, 6 solitude indispensable au reve,

Dans ton calme sejour mon esprit s’exila,

Car c’est par toi que l’ceuvre incomplete s’acheve : L’inspiration fuit lorsque tu n’es plus la.

Mais la strophe achevee ou la page remplie, J’eprouve a demeurer ton hote comme un poids ; Tes yeux m’inclinent trop a la melancolie,

Et je prefere alors entendre d’autres voix.

J’aspire de revoir les etres que j ’adore Dont la presence est comme une fleur aux parfums Enivrants que, pensifs, nous respirons encore, Meme si ses derniers petales sont defunts.

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