‹ L'ombre dans le miroir: poèmesChapitre 50 sur 73 · LE POETE PARLE · texte numérisé non relu

LE POETE PARLE

Avant que du chaos s’elabora le jour ;

Avant que, fils de l’harmonie,

Furent perpetues les premiers chants d’amour Avant que s’eveilla la terre rajeunie ;

Bien avant que le soc tranchant eut sillonne La plaine; avant qu’on vit paraitre Les plantes dont s’orna le sol predestine ; Avant que s’insuffla le vie au cceur de l’etre,

Libre, tu resplendis, Flambeau jamais eteint, Dans l’indivisible etendue,

Deesse de splendeur du firmament lointain, Sans avoir mis de terme a ta course eperaue !

Que d’astres inconnus n’as-tu pas visites,

Nombreux comme les grains de sable ?

Que de'mondes vis-tu dans l’espace emportes,

0 Toi qui parcourais le Temps insaisissable ?

Et meme sur la route etrange de la nuit, Par la vertu de ta puissance,

Tu domines toujours, car l’etoile qui luit A puise ses rayons de ta divine essence !

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