LE POETE PARLE
Avant que du chaos s’elabora le jour ;
Avant que, fils de l’harmonie,
Furent perpetues les premiers chants d’amour Avant que s’eveilla la terre rajeunie ;
Bien avant que le soc tranchant eut sillonne La plaine; avant qu’on vit paraitre Les plantes dont s’orna le sol predestine ; Avant que s’insuffla le vie au cceur de l’etre,
Libre, tu resplendis, Flambeau jamais eteint, Dans l’indivisible etendue,
Deesse de splendeur du firmament lointain, Sans avoir mis de terme a ta course eperaue !
Que d’astres inconnus n’as-tu pas visites,
Nombreux comme les grains de sable ?
Que de'mondes vis-tu dans l’espace emportes,
0 Toi qui parcourais le Temps insaisissable ?
Et meme sur la route etrange de la nuit, Par la vertu de ta puissance,
Tu domines toujours, car l’etoile qui luit A puise ses rayons de ta divine essence !