‹ L'ombre dorée; dames de jadis et d'antan; les exilés; effigies pour la stèleChapitre 3 sur 16 · LA RÉPROUVÉE · texte numérisé non relu

LA RÉPROUVÉE

La Pauvreté s'est résignée : elle n'attend

Rien. Saint François n'est plus pour la proclamer belle;

Et l'Art crut s'affranchir naguère en la quittant.

Mais s'est-il fait plus grand en se détachant d'elle? Las du succès facile et du renom mesquin, Ne regrette- t-il pas le rude amour de celle

Qui promettait la gloire à son labeur divin?

A Charles Le Goffic

Cendrillon

Au poète Jean Renouard, qui mit à la scène le conte de Perrault.

J'ai lu Cendrillon. Merci, Cher poète, de l'aubaine !

Je vous ai lu d'une haleine Tant le conte est réussi.

Cendrillon se montre ici, Sous sa jupe de futaine, Moins féerique et plus humaine Elle est ravissante ainsi.

Notre rêve lui ressemble :

Il s'étonne, il pleure, il tremble

D'être toujours méconnu.

Mais, seule, la Poésie Vaut qu'un prince s'extasie Lorsqu'il chausse soir pied nu.

Juliette Récamier

A Henri de Régnier.

IXÉCAMIER dont Paris rêva, • Prix de beauté que l'Art propose Aux siècles charmés, dans la pose De Gérard ou de Canova ;

Enchanteresse dont Ferrare Eût fait la reine de sa cour, Toi devant qui rôdait l'amour Comme un pluvier autour d'un phare,

Toi qui, d'un regard innocent, Eus le don d'affoler les sages Et qui, pour cueillir les hommages, N'avais qu'à sourire en passant,

Autre Ninon, magicienne Dont les yeux gardent leur secret, Le rêveur cherche en ton portrait Le mot d'une énigme ancienne.

DAMES OE JADIS BT d'aNTAN 25 #

Quand ton cœur s'épanouit-il ?

Rose d'automne du poète, Fus-tu vraiment la Juliette Sans Roméo dans son avril,

La Vestale dominatrice Qui brûlait les cœurs à son feu Sans qu'un seul baiser fût l'enjeu De son impeccable caprice ?

De quel vertige a frissonné Ta jeunesse sûre de plaire Avant l'heure crépusculaire Qui te donna toute à René ?

Je te revois à l'Abbaye Au fond du salon parfumé Où l'art entier s'est incliné Devant la grâce et le génie ;

Salon fidèle, où s'éveillait Le blanc fantôme de Corinne ; Salon dont rêvait Lamartine Comme d'un autre Rambouillet.

En son recueillement d'église, Était-ce toi qu'on regardait Quand Chateaubriand s'accoudait Pour la lecture de Moïse ?

26 L OMIJRE DORKE

Je t'aperçois, quêtant pour lui La suprême aumône de gloire Qui mettait un nimbe illusoire A son front saturé d'ennui...

Seul amour, dernière conquête D'un cœur encensé qui voulut Réserver au tardif élu Sa tendresse chaste et coquette !

Gardez dans notre souvenir Votre ensorcelant diadème, Amants divins que l'âge même Accabla sans les désunir !

Pour un amour comme le vôtre Sombrant dans un rêve éperdu, Le soir de cette vie a dû N'être que l'aurore d'une autre.

Êpitaphe pour la tombe d'Emma Bovary

A Raymond Genty

A ses humbles péchés, donne en passant l'absoute:

Le mal d'un siècle fut son mal.

Tout l'ennui d'une époque a coulé goutte à goutte

Sur son rêve provincial.

Bandeaux bombés, rose au chignon, elle était toute

La grâce d'un salon claustral.

Son fantôme paré cherche encor sur la route

Les lumières du premier bal.

Fleur pour qui le rucher d'amour n'eut pas une aile Et qui s'étiola dans l'attente éternelle Des rayons espérés en vain,

Elle implore de nous un geste de tendresse. A l'imitation du grand geste divin

Qui pardonne à la pécheresse.

George Sand

A Albert-Emile Sorel.

L/Omme un brouillard du soir attardé sur les brandes, Le temps a voilé l'œuvre et fané sa couleur. L'idylle agreste a pris la teinte des légendes Que le jeune pastour apprend du vieux" chanvreur.

Ni Fadette et Marie en leurs sauvages landes, Ni la tendre et dolente Indiana, qui meurt D'un amour incompris, ne restent aussi grandes Que les campa jadis leur romantique sœur.

Rien n'a pourtant rompu ton pacte avec la gloire, O Sand ! C'est que ta vie est ta plus belle histoire ; Et l'immortalité de l'amour t'appartient.

Chopin, après Musset, t'a dû l'éclair d'un rêve, Et leur double génie un instant fut le tien Puisque la Nuit d'Octobre en Nocturne s'achève.

Sérénade à Musset

t\ tes Muses, aux Confidentes Qu'en la fièvre des nuits ardentes Ta douleur féconde invoquait, Permets que se joigne, ô poète, Une amie humble : la grisette Qui t'offre en tremblant son bouquet.

Mi mi Pinson ! Mais oui... C'est elle ! Elle que tu fis immortelle Te revient et te tend les bras, Sûre qu'en ces jours de victoire Son sourire est doux à ta gloire Et que tu le reconnaîtras.

Poème dit par M"« B. Bovy et NiZAK, de la Comédie-Française, et par M11» Guéreau, de l'Odéon.

Elle n'est rien, rien qu'un caprice, Un rayon d'amour qui se glisse Dans la pénombre des jours gris, Baiser furtif, grelot qui tinte... Mais tu sais que sa gaîté feinte Déguise un cœur qui t'a compris.

Car tout cœur t'élit, dès qu'il saigne, Dès qu'un premier mensonge enseigne Le doute à ses illusions ; Et nos fils, pour te rendre hommage, N'auront qu'à pleurer sur la page Qu'hier, en pleurant, nous lisions.

Pour qu'en notre automne renaisse Le fantôme de la jeunesse, C'est assez que chante Ninon; Et toujours, aux nuits de décembre, Le rêveur, en sa triste chambre, A ses sanglots mêle ton nom.

Des pleurs, du rêve : c'est encore Ce qui baigne, ce qui décore Ton théâtre, où passe un reflet De Marivaux et de Shakspeare, Où chaque amoureux qui soupire Comme un frère te ressemblait.

DAMES DE JADIS KT d'aNTAN 31

Théâtre où court, en travesti, la Fantaisie,

Où la prose a l'aile du vers ; Où l'Italie en masque offre à la poésie

L'abri de ses palais ouverts;

Où d'un geste, d'un mot, la scène est transformée

Comme un ciel d'avril au matin; Où Fortunio chante à sa mie innommée

La romance de Chérubin ;

Où Carmosine, Elsbeth, Deïdamia, Camille

Ont un peu de notre idéal, Où l'amour n'est jamais plus vrai que lorsqu'il brille

Dans l'aube d'un cœur virginal ;

Théâtre en liberté dont la verve féerique

Garde un charme mystérieux ; Dont Laurette et Margot n'écoutent la musique

Qu'avec des pleurs dévotieux;

Théâtre de Musset, fou, léger, romanesque

Comme une nuit d'enlèvement, Tu ne vieillis pas plus après cent ans, ou presque,

Que la Princesse au Bois Dormant.

;rj l'ombre dorée

Fêtons donc aujourd'hui, poète, Tes proverbes toujours nouveaux.

Que pour toi la jeunesse apprête

Une tempête

De longs bravos.

Mimi, dont tu restes l'idole, Apprit jadis une chanson

A ton école; Et c'est ton refrain qui s'envole Des lèvres de Mimi Pinson.

Comment lui serais-tu sévère Quand le vin du Rhin, le vin d'or Que revendiquait ta colère,

Dans notre verre

Scintille encor?

Vieux vin, que la France te garde !

Et que Musset soit l'échanson

De la mansarde Où la gloire a mis sa cocarde Au bonnet de Mimi Pinson!

La Silvia du " Passant

A Emile Fabre.

Oilvia... Zanetto... Cinquante ans ont passé Depuis votre premier triomphe, sans qu'un voile Ait jamais obscurci votre front, caressé Par les feux de la bonne étoile.

Car vous êtes le Rêve en marche. Votre nuit N'a qu'à briller pour qu'un amant la reconnaisse. Est-ce bien Zanetto qui part ? Est-ce bien lui Qui fuit comme notre jeunesse ?

Tout cœur neuf a l'humeur du page libre et fier Qu'arrête la princesse en chemin rencontrée, Et qui n'emporte, au lieu du baiser presque offert, Que la fleur dont elle est parée.

Poème dit sur la scène de la Comédie-Française, par M. Roger Gaillard, le 16 janvier 1919, pour le cinquantenaire du a Passant ».

Zanetlo I Silvia I Couple qui ressemblez A nos vingt ans ! Passants des routes qu'avril dore 1 Vous que tout embellit, vous qui nous rappelez Sarah Bernhardt à son aurore !

L'enchantement survit... Et nous allons revoir La scène, de féerie et d'ombre enveloppée, Par qui fut autrefois consacrée en un soir La jeune gloire de Coppée.

Le poète n'est plus, hélas ! Mais l'œuvre est là, Qu'un artiste toscan eût prise pour modèle ; Et nous y retrouvons l'impérissable éclat Du jojrau qu'un maître cisèle.

Bérénice

A Madame Bartet.

Si les Dieux que Renan priait sur la Colline N'ont rêvé qu'harmonie en créant la Beauté, Nous avons eu raison de nommer : « la Divine » Celle dont l'Art ne fut que grâce et pureté.

Bérénice - une loi du cœur l'y prédestine - Bérénice s'éloigne encore par fierté.

Nous l'aimons : elle fuit. Titus pleure, et Racine. Ne se console pas d'être si tôt quitté.

Mais Titus pourra-t-il vivre sans sa Princesse ? De trop chers souvenirs l'assailliront sans cesse Pour qu'il perde l'espoir de la revoir un jour.

Nous reverrons Bartet... Et Paris se demande Si le bouquet d'adieu qu'il lui lance en offrande Égalera jamais la gerbe du retour.

Poème dit par M. S.lvain, sur la scène delà Comédie-Française, pour les adieux de Madame Bartet (31 décembre 1919).

La Princesse en exil

A René Doumic.

La princesse Adrana s'ennuie...

Elle a huit ans.

Échouée à Paris, elle évoque le temps Où sa mère, là-bas, dans son île, était reine. Son cœur se gonfle encor d'une secrète peine Lorsqu'elle se souvient du départ dans la nuit. Le chef français a dit : « C'est l'heure. » Et l'on a fui A travers des chemins coupés de fondrières. Les torches, au passage, éclairaient les rizières Et les lacs où plongeaient les caïmans sacrés. Elle revoit les porteurs noirs, en rangs serrés, Et les soldats, et le général en personne, Suivant la filanzane où la reine frissonne. Haïr tous ces vainqueurs ? Elle ne le peut pas ; Elle sait que l'un d'eux l'a prise dans ses bras Avant l'embarquement, qu'en une étreinte douce, Il s'est penché, tout blanc, vers sa noire frimousse

Et qu'au baiser d'adieu se mêlèrent des pleurs. Quand un enseigne offrit une gerbe de fleurs A la reine, on la vit, surprise de l'hommage, Détourner un instant son regard du rivage. Puis l'île la reprit : ses yeux voulaient s'emplir De cette vision prête à s'évanouir.

Elle y rêvait encor lorsqu'en Alger la Blanche On aborda ; c'était à l'aube d'un dimanche Et dans la rue en fête il fallut défiler...

Bien des mois ont passé : rien n'a pu consoler La petite princesse au souvenir fidèle.

L'oubli sut endormir d'autres chagrins : pour elle L'exil voile l'éclat de notre ciel léger Et le soleil lui-même est presque un étranger. Paris ! L'attrait menteur de la Ville-Lumière Put éblouir les siens, éveiller chez sa mère Quelque mauvais désir d'élégance à bas prix. Adrana n'est jamais si triste qu'à Paris. Pourquoi s'avisa-t-on de l'y mettre à l'école Le mois dernier ? Nouvel exil dont se désole La recluse. Elle est seule en cette sombre cour Où quatre murs trop neufs interceptent le jour. Au moins, à Mustapha, sur la rive africaine, Elle était en famille, elle avait pour domaine Un grand jardin fleuri qui dominait la mer. Elle aimait le pays de cet Abd-el-Kader Dont on lui racontait les suprêmes défaites. Ici, plus rien : des arbres gris, de blondes tètes, Des compagnes de jeux riant quand elle dit

38 l'ombke douée

Que chez elle un sorcier s'appelle un Sikidg...

En ce premier de l'an où l'école est déserte,

Elle revoit en songe une poupée, offerte

A ses cinq ans, naguère, et qu'elle disloqua.

Son front, noir comme un roc de la Betsiboka,

Luisait sous des cheveux crépus. Belle poupée,

Dans le rouge lamba coquettement drapée !

D'où lui pourrait venir un semblable trésor?

Elle a bien entendu répéter, hier encor,

Que c'est la fête des petits, qu'aux devantures

Les pantins sont dorés sur toutes les coutures.

Elle n'a rien reçu, n'attend plus rien : elle est

Trop loin de son pays, trop loin de son palais.

Quand les autres bientôt rentreront, les mains pleines,

Que leur dire ? Avouer sa détresse et ses peines ?

Jamais. Et son orgueil est prêt à décréter

Qu'il reste aux malchanceux le recours d'inventer. •

Afin de mieux cacher les larmes qu'elle essuie,

La princesse contemple, au ciel couleur de suie,

Les nuages fuyant comme un grand troupeau noir.

Tous sont si menaçants qu'elle s'attend à voir

L'eau jaillir du brouillard comme d'une outre en perce.

C'est fait. Mais qu'y a-t-il ? On dirait que l'averse

Mêle dans l'air, en tourbillons légers et lents,

Des essaims... des essaims de beaux papillons blancs.

La princesse Adrana n'a jamais vu la neige,

Et le spectacle est tel que son chagrin s'allège,

Que son àme d'enfant ressuscite soudain. Elle trépigne, court, rit, saute, tend la main Vers les flocons ailés dont la ronde se noue. Leur caressant duvet frôle ses yeux, sa joue, Poudre à frimas ses cheveux noirs. Elle voudrait Que jusqu'au soir leur vol l'assaillît sans arrêt. Sur le moelleux tapis dont la terre est ouatée, L'empreinte de ses pas un instant est restée. O merveille ! L'école aux tristes murs devient L'Eden où règne un tout-puissant magicien. Rivale du soleil qui flamboie en son île, La neige offre une fête à son cœur juvénile. Elle a tout oublié : rien n'existe à ses yeux Que cet enchantement de la terre et des cieux Étalant sous ses pas leur robe nuptiale ; Et ses regrets enfuis dansent dans la rafale.

Le soir tombe. Adrana songe à remercier L'Hiver, le rude Hiver, prestigieux sorcier Qui voulut, doux un jour aux misères humaines, Que la princesse noire eût ses blanches étrennes.

A une " Marraine "

r\v temps jadis où la légende Dans la verte Brocéliande Fait régner Merlin l'Enchanteur, A tout prince échéait l'aubaine D'avoir, en naissant, pour marraine Quelque belle fée au grand cœur.

Il faut bien que je vous l'avoue :

Ma capote, noire de boue, N'est plus qu'un triste ajustement ; Son « bleu d'horizon » s'encanaille.

Mouillé, crotté, barbe en broussaille, Je n'ai rien d'un Prince Charmant.

Si bien qu'en lisant votre lettre Dans ma tranchée, au bois Le Prêtre, .l'interroge mes sens troublés, Doutant si de la brume émerge Un réseau de fils de la Vierge Ou de fils de fer barbelés.

Mais non : j'ai mal lu. Tout s'explique. Moins dépourvu d'esprit critique, J'aurais vite compris tout seul Que, grande dame ou bonne fille, Voulant choyer un sans-famille, Vous m'avez élu pour filleul.

Vous savez mon nom, moi le vôtre, C'est tout. C'est peu. Si l'un et l'autre, De loin, nous nous connaissions mieux, Nos lettres auraient plus de charme.

Qui sent mieux le prix d'une larme Quand on la prête à de beaux yeux.

C'est un jeu dangereux, madame, D'être marraine. Et je réclame Les privautés de Chérubin.

D'ailleurs, à pareille distance, Notre flirt par correspondance Sera forcément anodin.

Si ma lettre vous inquiète, Jetez-la dans quelque oubliette.

Plus tard, vous la chiffonnerez, Indulgente aux propos qu'elle oser Puisque le temps métamorphose Les mots qu'il a décolorés.

Mais trêve à ce marivaudage.

Nos soixante-quinze ont fait rage

Depuis ce matin. C'est l'instant.

Chantons : « .l'avais une marraine » ; Il plaît à notre capitaine Qu'on aille à l'assaut en chantant.

Post-scriptum : Tout va bien. Ma chance

Veut que je sois à l'ambulance

Sans grand mal — une balle au pied.

Dix jours, ou quinze, à me morfondre.

Et j'ajoute un mot pour répondre

A ce que vous me demandiez.

« Que faut-il que je vous envoie?,»

Disiez-vous. Voilà : pour ma joie Un léger colis suffirait.

Ni cigares, ni friandise...

Tant pis si je vous scandalise :

N'y mettez que votre portrait.

Quêteuses parisiennes

A G. Dutriac.

« 1 our nos soldats, Monsieur ! » On les regarde. On donne. Harpagon céderait à ces quêteuses-là.

Quand la mère sourit à l'enfant blonde, elle a Plus d'azur dans les yeux que ce matin d'automne.

Hier, parure des bals et des soirs de gala, Elle n'était qu'un papillon qui tourbillonne. La guerre l'a rendue au plaisir d'être bonne, Enrôlant sa beauté pour un apostolat.

Est-ce le froid, le poids des sous qu'elle secoue Qui fait soudain trembler sa main, pâlir sa joue ? Non : c'est qu'ayant reçu l'offrande d'un blessé,

L'image de l'absent en son cœur se réveille. Et le ciel de Paris, qui boudait, s'ensoleille : Car Froufrou, d'un seul pleur, s'arrache à son passé.

Pour qu'ils aient chaud...

A J. Berr de Turique.

/est une scène dans la note Intime et tendre de Chardin :

Quatre mains, main fine ou menotte, Dévident l'écheveau sans fin.

Devant l'aïeule qui tricote, On songe aux fileuses de lin Besognant, d'une àme dévote, Pour la rançon de Du Guesclin.

Courez, chères mains ! Qu'on travaille ! Vos fines aiguilles d'écaillé Valent les fuseaux cliquetants.

Grâce aux Françaises éternelles, Bail pourrait prendre ses modèles Dans un salon de notre temps.

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