LE MAGASIN THEATRAL
SÈNCE XIII.
Les Pbécédens , un Brigadier de garde
municipale , F ANN Y, une lumière a la
mu in.
le brigadier, u Clovis. Halte là!
FERDINAND, à part. Les municipaux !...
je suis flambé !
(lise place derrière la parle, de sorte que Faim y ne le voil pas incore.
LE BRIGADIER, à C/ov : s. Camarade, j’aurais un mot à vous dire en particulier; si c'était un effet de votre complaisance de m'accompagner jusqu’au poste , je vous communiquerais ça en route.
CLOVIS , lui présentant un siège. Parlez, brigadier!.. . ne vous gênez pas certai-
nement je ferai tout ce qui dépendra de
moi pour vous être agréable De quoi
s’agi l-il ?
le brigadier. J’ai ordre de vous arrêter.
Clovis. Qui ça?... moi !
le brigadier. Vous-même.. Ferdinand Lemoiinier, sergent de génie.
F AN'NY , à pari. Le voilà pris dans scs filets !
CLOVIS. Brigadier , votre jugement s'égare... je ne suis point Ferdinand Lcnioiinier.
le brigadier. Mon brave , si vous n'étiez pas le particulier en question , que feriez-vous donc ici ?
CLOVIS. Ca, c'est une autre affaire... je causais bien tranquillement avec monsieur quand vous êtes entré.
(Il montre Ferdinand.)
FANNY , reconnaissant Ferdinand. Ali !
mon Dieu !... est-il possible!...
Ferdinand. bas à Fonny. Silence!
ou je suis perdu.
FAN N Y , tremblante. Je... je suis muette.
LE BRIGADIER, à Clovis. Ail ! ail !
vous n’ètes pas seul ( A Ferdinand. )
Pourriez-vous me dire, monsieur, quelle affaire importante vous aviez à traiter ensemble à celte heure?
FERDINAND, bas au brigadier. Brigadier...
ma position ici est extrêmement délicate...
à cause... ( montrant Clovis ) à cause du mari...
LS BRIGADIER , de même. Ah! oui.... je
comprends , je comprends à cause du
mari Au fait , vous ne pouvez pas dire
ces clioses-là devant lui.
Ferdinand. Sans doute... ça serait trop fort.
LE BRIGADIER, riant. Pauvre diable
il aurait mieux fait de rester où il était.
Ferdinand , de même. Ce n’était guère la peine de se déranger pour cela.
le brigadier, à Clovis. Camarade , je suis vraiment bien fâché de ce qui vousarrive ; mais vous connaissez les devoirs militaires aussi bien que moi... il faut que j’exécute mes ordres.
CLOVIS. Brigadier , je vous réitère que vous êtes da us une erreur cxcessiA'ement profonde.
LE brigadier. Minute, mon camarade, je connais mon affaire... vous êtes sergent du génie, pas vrai ?
CLOVIS. Mais du tout!... c’est justement là ce qui vous trompe.... je suis clerc d'huissier.. . clerc d’huissier, ça n’a pas le moitidrc rapport avec le génie.
I.E brigadier. Voyons, voyons, mon brave , la feinte est inutile et superflue pour le quart d’heure ; ainsi demi-tour À droite et en avant.
clovis , à part. Est-il bête le brigadier avec son demi-tour!
LF. brigadier. Allons, allons, à l'Abbaye!
à l’Abbaye!