CI.OVIS. Hein
FERDINAND. Hein!
CLOVIS, à paît. J’ai cru qu’elle parlait.
FERDINAND, de même. J’ai cru qu’il disait quelque chose.
Clovis. Tu n’as pas oublié sans doute ce qui s’est passé entre nous la dernière fois que je suis venu te trouver.
Ferdinand, à part. Ah! bon Dieu!
qu’est-ce qui s’est donc passé? ( A (lavis , avec ta voix de femme. ) Qu’est-ce qui s’est passé?
CLOVIS. Comment! chère amie, tu ne te rappelles pas que tu as juré.. .
Ferdinand. J’ai juré?...
Clovis. D’être la femme de ce pauyre Clovis.
FERDINAND, à part. Mon gaillard se nomme Clovis.
CLOVis. Un jeuue homme charmant.
FERDINAND. Un SOt.
CLOVIS. Hein !
Ferdinand. Up drôle.
clovis. Madame!
Ferdinand. Un polisson 1...
CLOVIS. Madame... madame... voilà des expressions..... ( A part.) Elle a plus mauvais ton que je ne croyais...
FERDINAND, d' une voix douce. Mais ditesmoi , mon ami.. .
clovis. Ah! à la bonne heure... elle se
(radoucit... El(! elt! eh ! ça me fait un ejfej. ( Haut .) Que nie veux-tu, chère Adèle?
Ferdinand. Une chose m’étonne , c’est qu’après votre mort , vous soyez encore comme vous êtes... aussi...
clovis. Aussi hien conservé , n’est-ce
pas, aussi joli garçon eh! eh ! eh! tu
te souviens, tendre amie, de m’avoir vu à la simple lueur de ta veilleuse, et le fait est que la nuit, dans la deini-teiule , je ne suis pas mal..
FERDINAND, s'approchant de Clovis. C’est étonnant pour une ombre, un spectre...
clovis. Ah ! ne vous y trompez pas , madame ; ce que vous entrevoyez n’est pas mon corps.
FERDINAND. Non?
clovis. C’est une vapeur légère.
Ferdinand. Ah! c’est une vapeur? (A part. ) J’te vas en donner d’là vapeur!
clovis. Que vos yeux peuvent bien apercevoir , mais que votre main ne saurait atteindre.
Ferdinand , à part, ^ous allons voir.
(Il lai donne un soufflet.)
clovis. Hein! qu’est-ce que c’est?
par exemple!... il est solide celui-là, pour un soufllet de femme.
Ferdinand, le prenant à la gorge. Misérable !
clovis. Aie ! aie ! aie !
Ferdinand. C’est donc ainsi que tu trompes une pauvre femme!
clovis. Ne serrez pas si fort... j ? étouffe. FERDINAND, le tenant toujours à la gorge.
Qui es-tu? depuis combien de teins vienstu ici? dis, réponds-moi!
clovis. Comment... voulez-vous... que je réponde... vous m’étranglez.
(L’orrhcstre joue en sourdine l’air : Garde à vous.)
Ferdinand , lâchant Clovis. Quel est ce bruit?
clovis. Ma foi, allez y voir si vous voulez , je ne suis pas curieux.
(Il veut s’échapper par la petite porte.) FERDINAND , se plaçant devant lui. Tu ne sortiras pas d’ici.
clovis. Mais c’est donc le diable oue cet homme-tà.
(Il va pour sortir par le magasin, il se trouve face à face avec un brigadier de U garde municipale.)