‹ L'oncle BaptisteChapitre 33 sur 59 · DUPONT, QUENTIN, ARTHUR · texte numérisé non relu

DUPONT, QUENTIN, ARTHUR

Eh I bonjour, Arthur... Bonjour, mon cher Dupont.

ARTHUR

Parbleu, il y a un siècle que je ne l'avais vu!

QUENTIN

Que veux-tu, mon cher, depuis que j'ai acheté la maison de banque de Signol , je n'ai pas un moment à moi... Et puis, cette petite drôlesse de Florestine me prend tout mon temps. Florestiue, tu sais?

ARTHUR

Non.

QUEVIIN.

Ah ! tu ne savais pas... une sylphide... oui.

DUPONT

Comment... vous, monsieur Qv-^nlin?

QUENTIN

Eh! mon Dieu oui, mon cher... nécessité de position... Il y a des usages qu'il ne faut pas froisser, on ferait mal parler de soi.

ARTHUR

En vérité!

QUENTIN

Un capitaliste doit encourager les arts... fonder des établissemens d'utilité publique... A propos d'utilité... vous avez entendu parler de la laiterie parisienne?

Je crois qu'oui.

QUENTIN

C'est moi qui l'ai fondée... Il faut bien faire quelque chose pour les masses... Au moins, elles auront un lait sûr et que je puis garantir.

DUPONT

Je vois que vous êtes un homme bien occupé.

QUENTIN

Horriblement, mon cirer 1... Aussi, je ne vois plus que les gens qui ont besoin d'argent... et vous n'en voulez pas, vousl... (A Arthur.) C'est vrai, il y a quelques mois que je lui ai offert en vain une bagatelle dont je ne savais que faire... cent cinquante mille francs...

DLl'nM.

Mai* que mon confofere, M. Dulilly, »ou«a pris

Q1 EHTIM.

Eh ! du lout!... il vienl de me I s rcntffe.

DUPONT

Ah !

QUENTIN

L'argent est trop commun !... on ne trouve plus à le placer!...

DUPONT

Eh bien ! si l'on vous offrait de prendre celte somme?...

QUENTIN

Vous?...

DUPONT

Moi.

QUENTIN

Quoi! vous voudriez maintenant?,.

DUPONT

Oui, les grands travaux que j'ai entrepris, ' difficulté des rentrées , me rendent cet arge', nécessaire.

QUENTIN, à part.

Tiens!... tiens!... il a besoin de fonds... Tenonsnous bien.

ARTHUR

J'espère que lu n'as pas en M. Dupont moins de conGance qu'autrefois ?. .

Quentin, à Dupont en lui prenant la main.

Par exemple! cher ami... je vous donnerais tout ce que je possède... Malheureusement l'argent est si rare...

ARTHUR

Comment! tu te plaignais tout à l'heure de ce qu'il était trop commun...

QUENTIN

Trop commun... pour ceux qui prêtent... Mais il est très rare pour ceux qui empruntent.

Vous avez pourtant ces cent cinquante mille francs et vous pourriez me les remettre sur-lechamp...

QUENTIN

Certainement. Et cependant... j'avais en vue un placement... à des conditions.,

DUPONT

Quel intérêt?...

QUENTIN

Oh! mon cher, intérêt légal!... toujours!

DUPONT

Soil!

\HTIIUR.

Alors, c'esl chose faite, à six pour cent.

QUENTIN

Je ne vous parle pas du petit droit de Courtage, c'est deux pour cent...

DUPONT

Deux?...

ARTHUR

Alors, ça faii lui t?...

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.\un, dix.

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