SUR LE SOUVERAIN MODERNE
. Le vieux principe du pouvoir personnel n'est plus en harmonie avec les aspirations des sociétés modernes. Chaque unité du corps social doit avoir le droit de prononcer son opinion sur les questions à l'ordre du jour et jouir d'une entière liberté pour la faire prévaloir. L'hypothèse du droit divin est infirmée par l'histoire; elle n'est plus soutenable de nos jours. Par conséquent, le souverain moderne a le droit que possède tout citoyen de travailler au triomphe des idées qui lui paraissent justes mais il ne devra, dans aucun cas, conserver le scandaleux privilège de les imposer à la nation. A mes yeux,, le souverain qui, aujourd'hui, s'obstinerait à suivre une politique contraire aux vœux de la majorité du corps social, serait fatalement appelé à disparaître.
En ce qui concerne Édouard VII et Guillaume II, le premier me paraît être plus près de l'idée que l'on se fait du souverain moderne que le second.
Triste Réveil. — Lui, Fini de rire, mon vieux de Galles
Caricature de C. Julio (La Réforme de Bruxelles, 1903).
Table des Matières
— I. Introduction. Simple demande a un Roi-gentleman.
Lettre ouverte à S. M. Edouard VII, roi de Grande-Bretagne et d'Irlande, Empereur des Indes 9
— II. Le Prince de Galles devant l'humour anglais et la