EDOUARD VII
A KŒNIGSBAD.
— Le roi cédant la place à une dame qui faisait la queue, dans le même objet que lui.
Croquis de Bac [La Vie Parisienne, 5 Sept. 1904).
pieds sa royale jarretière, — et tous ces suiveurs essouflés de Marianne, même alors que — voir la vignette hollandaise de Orion — on la baptisera Charlotte ; — prince de Galles, enfin et même encore, ce souverain bambocheur qui tire à lui papa Loubet, tant et tant que la Manche disparaît et que l'alliance devient complète entre l'Angleterre et le continent.
Eh oui ! le prince de
Galles, c'est bien plus simple puisque déjà existant. Et puis, en réalité, qu'est-ce qui différencie, un siècle d'un autre? Pas plus qu'entre 1900 et 1901, il ne saurait y avoir de différence physique, sensible, entre « Albert-Edouard prince de Galles, »
et « Edouard VII, roi et empereur » !
| Voici des portraits ou, plutôt, des façons d'incarner le souverain en des corps, en des physionomies typiques. Ici le Roi en grand costume d'apparat, vu par un dessinateur du Simplicissimus auquel on devra une galerie de têtes couronnées, plus expressives que res-
ÉDOUARD VII A KŒNIGSBAD.
Une petite lui coulant de l'œil!
Croquis de F. Bac {La Vie Parisienne, 5 Septembre l9<>4)t
semblantes. Voyez le creux de l'œil, formidable trou béant, et la main de justice que le personnage tient en sa dextre , comparez et concluez ! Là, le Roi Vierge, couronné de lys et autres fleurs allégoriques, coiffé d'un pot de fleurs faisant office de couronne, qui, par sa physionomie et par l'allure du voile tombant dans le dos, rappelle très vivement la Queen Victoria, regina. Un chef-d'œuvre de mor-
ÉDOUARD VII A KŒNIGSBAD.
— Il cause avec le journaliste français qui doit, da son journal, signaler la couleur de ses chaussettes. Croquis de F. Bac (La Vie Parisienne, 5 sept 19- ,
ÉDOCTARD VII A KŒNIGSBAD.
— Le roi choisissant la paire de chaussettes qul doit s'approprier à la couleur de son costume et du ciel et à la nuance de ses pensées.
. Croquis de F. Bac (La Vie Parisienne, 5 Septembre 1905).
dante ironie que Léandn a fait entrer dans sa galerie des Souverains.
Voici de vrais portrait?, vrais d'allure et d'expression, — tel cet Edouav l s'appuyant sur l'épaule dj son premier ministre — Jeanniot delineavit — ■ ou tel cet Edouard, vu ainsi que son royal visiteur, l'italien Victor-Emmanuel, h travers les brouillards de la Tamise — au point de vue caricatural l'on peut dire