LES COURONNES DU PRESENT
— Edouard couronne l'œuvre de sa vie par la découverte d'un haut de forme en pain de sucre.
(Lustige BLitter, de Berlin, Juin 1905).
que c'est une des plus heureuses images de ce recueil ;
— tels encore ces « deux cousins » que le dessinateur Godefroy a vus, peut-être, un peu tristes, — est-ce l'effet de la visite projetée au Vatican?
— tels, surtout, ces Braakensiek qui, décidément, quel que soit le personnage figuré, se tiennent d'aplomb d'une façon merveilleuse, et nous donnent ici autant d'Edouard, si ce n'est frappants de ressemblance, du moins d'allure exacte et précise; — tels enfin, — je les ai, tout exprès, gardés pour la bonne bouche,
— les Edouard VII, de Sem, à la fois turfiste et yachtman, qui sont, on peut bien l'afrir-
cet ensemble de physionomies
mer, les pages maîtresses dans humoristiques.
Sem me semble avoir été, en la circonstance, le Lavater du roi d'Angleterre : physionomie, gestes, attitude, tout y est. Le roi-gentleman, le roi homme; car il l'a pris, croqué sir le vif, comme il lui est apparu à Cowes ou au champ de course, et ce qu'il a voulu donner c'est le personnage vivant, vu avec une légère pointe ^humour, et non la caricature brutale d'un personnage officiel, d'un souverain. L'interne aussi bien que l'externe : par ce dernier l'on juge de l'autre. Le croquis physique permettant de tracer l'esquisse morale !
Voici d'amusants jeux d'expression ; les deux chefs d'Etat que Léandre fait se flairer du bout du nez, s'il est perms de s'ex-
primer ainsi — un Loubet merveilleux, je ne crois pas qu'il en s;oit de meilleur; un Edouard au nez busqué et singulièrement