‹ "L'oncle de l'Europe" devant l'objectif caricaturalChapitre 7 sur 121 · A WINDSOR, APRES LE DINER · texte numérisé non relu

A WINDSOR, APRES LE DINER

— Guillaume. Equilibre européen... triple alliance... sacrés Français..

— Prince de Galles. Folies-Bergères, Moulin- Rouge... jolies Françaises...

Caricature de Maurice Marais.

{L'Echo du Boulevard, 18 Juillet 1891).

02 V ~ . L'ONCLE BE L^EtTROPÊ

ment l'attraction magique que cette promesse pouvait exercer sur des imaginations enfantines C'était, du reste, est-il besoin de le dire, tout à fait bien porté, avec un je ne sais quoi de londonien, d'entente cordiale, d'alliance franco-anglaise, qui plaisait alors tout particulièrement, à la cour des Tuileries.

Cette popularité générale du petit prince, du futur roi d'Angleterre devait présenter un côté très spécial, très anglais, qui, par cela même, revêt pour nous un intérêt particulier; je veux dire que, dès l'origine, elles s'étendit jusqu'à la Caricature.

Entendons-nous ! la Caricature conçue sous la forme précédemment exposée, et non dans un esprit de satire sociale, comme doit y exceller, de nos jours, le Simplicissimus , en ses grandes pages sur les têtes couronnées. La Caricature, vue comme journal à images pittoresques, suivant pas à pas l'héritier de la couronne dès ses premiers jours,rau point qu'il est permis d'affirmer que

— La famille royale, après le jubilé, prend un repos bien gagné.

(Moonshine. de Londres, Juillet 1897)

'histoire d'Edouard VII, prince de Galles, tient en entier, dans es volumes de master Punch, en une succession de vignettes d'humour essentiellement britannique.

En effet, on ne voit pas le Charivari fournissant des documents pour l'histoire du petit prince impérial.

Un jour, on écrira à M. Punch que Bertie aime beaucoup les images et que ses petits bonshommes à lui, l'amusent très fort : alors, tout aussitôt, M. Punch fera dessiner des croquis pour Bertie. dont il a enregistré les premières armes — on peut le voir par les quelques vignettes ici reproduites — et qu'il surveille

jalousement, comme un père, aussi bien dans ses plaisirs que dans ses travaux. C'est que master Punch est de la famille, comme tous les journaux à images qui se créeront par la suite : tels Moonshine, Fun, Judy, Figaro, Clarion.

On dirait que quelque chose de la charge et de l'esprit de l'ancien bouffon de cour, a été transmis à ces feuilles à caricatures qui garderont, toujours, leur caractère si particulièrement anglais.

Master Punch tient à son prince, ai- je dit, comme un père. Or, on fait travailler et voyager le jeune héritier — les voyages ne forment-ils pas les princes ! — avec une telle furia que le mot de surmenage ne tarde pas à être prononcé. Alors, le bon Punch

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