‹ "L'oncle de l'Europe" devant l'objectif caricaturalChapitre 83 sur 121 · LE PRÉSIDENT LOTTBET CHEZ LE ROI ÉDOUARD · texte numérisé non relu

LE PRÉSIDENT LOTTBET CHEZ LE ROI ÉDOUARD

Marianne (à Krûger). — C'est ainsi que vous auriez dû faire vous

aussi... mon vieux monsieur.

Krûger. — Non, je ne l'aurais jamais pu.

Marianne. — C'est regrettable. Mais aussi, pourquoi n'êtes-vous pas Français !

Caricature de Johann Braakensiek (Weekblad voor Nederland, d'Amsterdam, 2 août 1903.)

* L'animosité des Hollandais contre les Anglais, vainqueurs des Bocrs, leur désapprobation du double jeu de la politique française recevant Krûger tout en cherchant à se rapprocher de l'Angleterre se manifeste, ici, ouvertement.

C'est la politique intransigeante opposée à la politique opportuniste; c'est l'emballement sincère et l'âme naïve de la vieille Hollande opposée aux arrangements diplomatiques, aux alliances sans cesse recherchées par une grande nation qui veut reprendre sa situation prépondérante en Europe, et entend avoir sort mot à dire

Pour la Hollande, être avec Kriiger, cela impliquait, en même temps être ouvertement, publiquement contre l'Angleterre.

Or, si l'on ne peut qu'admirer cette fidélité au courage malheureux, il faut aussi reconnaître que cette pure politique de sentiment ne saurait être suivie que par les pays neutres qui, vivant en dehors de toute question de suprématie, peuvent, libreir.':^' , manifester leurs préférences et leurs antipathie

LES CARICATURES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES 190

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