II. ROUSSET
Mais c'est exorbitant ! mais c'est abominable ! Mais vous rendez, monsieur, la place inexpugnable,
Quand vous encouragez dHine protection La mergue, la paresse et Tinsurrection !
Vous êles bien coupable !...
ETIENNE, avec autorité.
Un moment, je vous prie !
Le coupable, c'est vous, qui, par forfanterie. Ambition de caste et sotte vanité, L'avez jusqu'à vingt ans harcelé, tourmenté, fiC bourrant de lalin, de grec et d'éloquence, Pour quelque prix d'honneur qu'où étale en vacance, Avec l'intention que je voyais venir De lui donner un jour vos livrés à tenir ! . . . J'étais pour vous alors, comme aujourd'hui, du reste. Un mentor incommode, un phraseur indigeste.
Et les conseils prudents de ma vieille amitié Vous ont fait maintes fois sourire de pitié!... Je disais : « Prenez garde!... à chacun sa pâture!... « II faut sur son destin façonner sa nature, « Et, quand vous demandez un homme d'action, (( Ne pas trop éveiller l'imagination!... »
Apprenez maintenant, puisque l'heure est venue. Que c'est un jeu terrible, une force inconnue. Et qu'il a désormais, jusqu'au jour du trépas, Un incendie au cœur que vous n'éteindrez pas!... Or, si je trouve bon que la règle comprime Ce feu dont on est maître au début... c est un crime De vouloir l'écraser sous son pied furieux, Quand la flamme est vivace et qu'elle monte aux cieux !
M. ROUSSET
Je ne regrette rien, je le ferais encore.
Pour des raisons, monsieur, que personne n'ignore; Nous vivons dans un siècle où le monde a compris Que... la loi du progrès... le... niveau des esprits...